Le groupe de la Gauche communiste, écologiste et citoyenne critique le budget 2026 de la Région, adopté mercredi 17
décembre, qu’il juge marqué par l’explosion de la dette, des coupes budgétaires ciblées et un transfert de charges vers les ménages. Sa présidente, Céline Malaisé, détaille ses principaux griefs.
La région Île-de-France a adopté mercredi 17 décembre son budget primitif 2026 à l’issue de deux jours de débats. Pour le groupe de la Gauche communiste, écologiste et citoyenne, ce budget prolonge la trajectoire engagée en 2025, avec une nouvelle réduction de crédits estimée à 130 millions d’euros, après 730 millions d’euros de coupes l’an dernier. Une orientation que la présidente du groupe, Céline Malaisé, conteste, réfutant l’idée d’un budget contraint avant tout par les décisions de l’État.
Au cœur des critiques figure l’endettement régional. Pour 2026, un emprunt de 1,331 milliard d’euros est prévu, portant l’encours de la dette à plus de 8 milliards d’euros fin 2026, contre 5,3 milliards fin 2015. Les charges financières progresseraient de 42 % entre 2025 et 2026. « Il n’y a pas de stratégie d’emprunt lisible », estime Céline Malaisé, soulignant un recours accru à la dette dans un contexte de taux élevés.
Une hausse des tarifs pour 96 % des familles
Le budget acte par ailleurs une baisse des investissements dans les transports, qui passeraient de 770 à 665 millions d’euros, tandis que ceux consacrés aux lycées augmenteraient à 786 millions d’euros. Les dotations de fonctionnement des lycées reculeraient légèrement, à 350 millions d’euros, et la gauche régionale conteste le montant global de 1,9 milliard d’euros avancé par l’exécutif pour ce secteur.
Autre point sensible, la contribution des familles à la restauration scolaire augmenterait de 33 %, passant de 4 à 6 millions d’euros, une évolution susceptible d’entraîner une hausse des tarifs pour 96 % des familles dès septembre 2026. Dans le même temps, un million d’euros supplémentaire a été voté pour le forfait d’externat des lycées privés.
Le projet de budget prévoit enfin une baisse marquée des crédits pour la formation professionnelle, une réduction de 40 % des aides à l’agriculture, ainsi qu’un recul des moyens alloués à la culture et à l’égalité femmes-hommes. Le groupe d’opposition indique avoir défendu 150 amendements sans parvenir à infléchir les orientations retenues.
