Amif : Jean-Philippe Dugoin-Clément présente une liste de 40 soutiens à sa candidature

Le maire (UDI) de Mennecy Jean-Philippe Dugoin-Clément a officiellement présenté sa candidature, jeudi 3 septembre 2020, à la présidence de l’Association des maires d’Ile-de-France (Amif). En sortant l’artillerie lourde, avec une liste de 40 élus le soutenant, et un programme chargé de réunions publiques aux quatre coins de l’Ile-de-France.

Hervé Marseille, sénateur des Hauts-de-Seine, Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI, Laurent Lafon, sénateur du Val-de-Marne, ou encore Jean-Jacques Guillet, président du Syndicat intercommunal pour le gaz et l’électricité de l’Ile-de-France (Sigeif) figurent parmi la quarantaine d’élus « parrains et marraines » de la candidature de Jean-Philippe Dugoin-Clément à la présidence de l’Association des maires d’Ile-de-France (Amif), dont l’élection se tiendra en octobre prochain.

Jean-Philippe Dugoin-Clément. ©Jgp

« Des élus de toutes les sensibilités et de tous les territoires me soutiennent », a indiqué le maire de Mennecy jeudi 3 septembre au matin, dans un restaurant de la Porte de Champerret, à Paris. Les soutiens déclarés jusqu’alors sont très majoritairement issus des rangs de l’UDI et de LR, auxquels s’ajoutent quelques sans étiquette.

« Plus utile, plus proche »

Le vice-président de la Région, en charge notamment des questions d’aménagement et d’environnement, a également présenté, à cette occasion, le calendrier de ses prochaines réunions publiques, une vingtaine dans l’ensemble des départements franciliens, et jusqu’à deux par jour. « La seule question qui vaille, lorsque l’on s’engage en politique, est celle du pourquoi », a fait valoir l’élu en introduction de la présentation de sa candidature, se défendant de nouveau de se porter candidat pour des questions de personnes.

« L’Amif ne pèse pas assez », a poursuivi l’élu. © Jgp

« Ce qui m’a décidé, après avoir bien réfléchi, c’est la réponse unanime à deux questions que j’ai posées aux nombreux maires franciliens que j’ai rencontrés ces derniers temps, a-t-il fait valoir : lorsqu’on leur demande si l’Amif a été présente une seule fois, es-qualités, au sein de leur commune au cours du dernier mandat et si l’Amif a pour eux une valeur ajoutée, les maires répondent par la négative », assène l’élu. Prenant sa part de responsabilité sur le passé, puisque secrétaire général adjoint de l’Amif, Jean-Philippe Dugoin-Clément a affirmé avoir renoncé à tenter de modifier un fonctionnement caractérisé selon lui « par une collégialité réduite ».

Déplorant une baisse du nombre d’adhérents, qu’il chiffre à 20 %, passant de 1 100 à 890 au cours du dernier mandat, Jean-Philippe Dugoin-Clément entend donc placer sa candidature sous le signe de l’utilité et de la proximité. « Je propose que les 12 permanents actuels que compte l’association occupent une part de leur temps à des missions d’ingénierie au service des communes, sur des questions juridiques, par exemple. Les règles se sont complexifiées alors que les services de l’Etat, qui instruisaient encore les permis de construire il y a quelques années, ont déserté les territoires », poursuit-il.

« L’Amif ne pèse pas assez », a poursuivi l’élu, entouré de Jean-François Vigier, maire (UDI) de Bures-sur-Yvette, de Benoit Jimenez, nouveau maire, également UDI, de Garges-lès-Gonesse, et de plusieurs élus de différentes strates.

« Défendre les communes »

Le candidat à la présidence de l’Amif propose de travailler, s’il est élu, sur plusieurs axes : tout d’abord la défense des communes franciliennes face à un Etat qui, au cours des dix dernières années, « n’a cessé de resserrer les budgets locaux, de complexifier les normes, et de transférer de nouvelles compétences non compensées ». La défense des budgets locaux constitue le deuxième axe évoqué, « alors que l’Etat accroît chaque année la contribution des communes franciliennes à la péréquation nationale, ignorant que si l’Ile-de-France est une région riche, c’est aussi celle qui compte les quartiers les plus pauvres du pays ». Chargé de la transition écologique à la Région, ce proche de Valérie Pécresse a également cité l’accompagnement des communes dans leur transformation face aux impératifs climatiques comme une des priorités qu’il entend assigner à l’Amif.

Il a aussi fustigé le nombre d’associations d’élus, « plus important encore que les strates de collectivités », appelant à une meilleure coopération et mutualisation entre elles. Peser davantage dans la réforme institutionnelle en Ile-de-France figure également parmi les orientations présentées.

Enfin, le maire de Mennecy s’est défendu de vouloir cliver une association d’élus par essence pluraliste, affirmant que la composition de sa majorité municipale, elle-même plurielle, allant de la droite à la gauche, attestait de son ouverture d’esprit.

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