La SNCF ouvre Ground control version 2017 dans le 12e arrondissement

Site du futur quartier “Gare de Lyon Daumesnil”, le tri postal de Charolais, dans le 12e arrondissement, accueille, à partir du 18 mai 2017 et pendant deux ans et demi, un “lieu de convivialité”, baptisé Ground control, pour une nouvelle expérience d’urbanisme transitoire.

Après le site du dépôt de la Chapelle dans le 18e arrondissement parisien, avec Ground control en 2015 et Grand train en 2016, la SNCF a décidé d’ouvrir, à partir du 18 mai 2017, les portes de l’ancien tri postal de Charolais dans le 12e arrondissement de Paris, pour une occupation temporaire.

2 500 m2 d’espaces extérieurs sont ouverts à compter du 18 mai 2017. ©FabBoissiere

A Ground control version 2017, baby-foot, solarium, food trucks, buvettes et potager attendent les visiteurs dans ce qui a été conçu comme un lieu de convivialité et de partage, tout autant qu’un espace de transit pour les voyageurs de la gare de Lyon toute proche.

Ground control, un nouveau lieu de vie dans un esprit « foutraque et artistique ». © JGP

Des ateliers de jardinage et des marchés de producteurs y seront notamment organisés.
Sur les 7 000 m2 qui doivent accueillir à terme le futur quartier Gare de Lyon Daumesnil, seuls les espaces extérieurs de 2 500 m2 seront dans un premier temps accessibles. Une fois les autorisations préfectorales obtenues, les 4 500 m2 de l’espace intérieur devraient ouvrir à l’automne, avec une dizaine de comptoirs culinaires supplémentaires, des créateurs, un grand espace d’exposition, une salle polyvalente, etc.

Des ateliers jardinage seront organisés par les fermes de Gally. ©JGP

Esprit foutraque et artistique

Occupation temporaire, lieu intercalaire, urbanisme transitoire… Les noms ne manquent pas pour qualifier ces expériences d’inspiration berlinoise. Et à Paris, la greffe a pris. En 2015, Ground control a accueilli 200 000 visiteurs en quatre mois sur 4 000 m2 du dépôt ferroviaire de La Chapelle. En 2016, Grand train, installé au même endroit, mais sur 15 000 m2, a attiré 400 000 visiteurs en cinq mois. Cette fois, le site va garder ses portes ouvertes pendant deux ans et demi.

« Pour des acteurs de l’événementiel, c’est une éternité, a souligné Denis Legat, cofondateur de Ground control et directeur associé de l’agence de communication événementielle La Lune rousse, lors de l’inauguration des lieux, le 17 mai. Une éternité et une chance. Celle de créer du lien dans ce quartier. On apporte cette ambiance, le reste est à faire. Nous avons du temps pour expérimenter, chercher de nouveaux usages, dans un esprit foutraque et artistique qui j’espère vous plaira. » « Il va falloir faire mieux [que lors des éditions précédentes]. En dessous de deux millions de visiteurs, vous n’aurez pas réussi », l’avait averti en riant Guillaume Pepy, président du directoire de la SNCF, quelques minutes plus tôt.

« Il n’est pas possible de laisser tant d’espace vide pendant des mois et des années, au cours desquels nous élaborons un projet urbain », a souligné la maire du 12e arrondissement de Paris, Catherine Baratti-Elbaz, lors de l’inauguration de Ground control, le 17 mai 2017. ©JGP

Influencer le futur projet

Mais l’expérience n’est pas uniquement événementielle. La SNCF est « le deuxième propriétaire foncier du pays, après l’Etat, mais avant l’église », a souligné Guillaume Pepy, rappelant les missions qui ont été confiées à SNCF immobilier : unifier une gestion immobilière jusque là éclatée dans l’entreprise, mais aussi « devenir codéveloppeur de projets urbains, en ayant à cœur de préserver le patrimoine ferroviaire de ces sites, au lieu de purement et simplement revendre des terrains ».

SNCF veut devenir « codéveloppeur de projets urbains » a indiqué Guillaume Pepy, président du directoire. © JGP

Pour le président du directoire de la SNCF, « Chapelle Ordener a montré qu’il est possible de créer un nouveau quartier de quatre hectares tout en conservant les éléments iconiques qui ont fait l’identité du lieu ». Or à Paris, les projets de manquent pas. La ville et la SNCF ont signé en novembre 2016 un protocole foncier, qui doit aboutir à la création de 8 000 logements dans sept quartiers.

« Ordener a montré que cette expérience d’urbanisme transitoire a le pouvoir d’influer sur le projet urbain en train de se faire, a pour sa part indiqué Benoît Quignon, directeur général de SNCF immobilier. Cinq équipes se battent actuellement pour faire le meilleur des projets. Or on s’aperçoit qu’elles ont intégré des idées nées de ces expériences. » Dans le potager de Ground control pourraient aussi pousser des idées…

« L’urbanisme transitoire a le pouvoir d’influer sur le projet urbain en train de se faire », selon Benoît Quignon, directeur général de SNCF immobilier. ©JGP

Ground Control, 81 rue des Charolais, Paris 12e
Du mardi au samedi, de 11h à minuit & dimanche de 11h à 22h30

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