Réana Taheraly chargée d’une mission sur les stratégies d’innovation de Grand Paris aménagement

Réana Taheraly, cheffe de cabinet de la direction générale de Grand Paris aménagement, vient d’être chargée de conduire une mission de réflexion sur les stratégies d’innovation de l’aménageur.

Diplômée de l’École d’urbanisme de Paris, Réana Taheraly a fait partie de l’équipe des Ateliers de Cergy lors de l’atelier de Douala au Cameroun sur la ville informelle. Elle a d’abord rejoint Grand Paris aménagement en tant que chargée d’études, avant de devenir cheffe de cabinet de la direction générale.

Réana Taheraly. © GPA

Dernièrement, elle a travaillé aux côtés de Roland Castro au sein de la mission Grand Paris confiée à ce dernier par le président de la République. Chargée de conduire une mission de réflexion sur les stratégies d’innovation de Grand Paris aménagement, elle rendra un rapport à la fin de l’année « contenant des propositions susceptibles de fonder le principe, les actions et l’organisation nécessaires à la structuration d’une politique d’innovation au sein de l’établissement », indique l’aménageur.

Transition écologique et numérique

« La transition écologique et numérique est au cœur des enjeux urbains d’aujourd’hui et impacte fortement le métier d’aménageur. Nos défis sont immenses : anticiper les fonctions et les usages de la ville de demain ; assurer la soutenabilité et la réversibilité de choix urbains et architecturaux que nous déterminons ; permettre le déploiement des technologies de l’avenir ; assurer une qualité et une performance, y compris sociale et environnementale, de nos projets ; garantir aux citoyens la protection de leurs données, souligne Thierry Lajoie. Cette mutation suppose une meilleure prise en compte de l’innovation dans la conception et la production des opérations d’aménagement conduites par l’établissement public, en concession des collectivités locales comme en compte propre. Elle demande que les projets urbains conduits par Grand Paris aménagement intègrent davantage l’évolution des techniques et des pratiques propres à ce que l’on appelle la « smart city » (mobilités intelligentes, bâtiments et objets connectés, réseaux communicants, nouveaux services…) », poursuit le directeur général de Grand Paris aménagement.

Changements d’approche

Cette mutation « implique une modernisation des modalités de fabrication de ces projets urbains (modélisation des données et construction numérique, matériaux recyclés ou préfabriqués et chantiers propres…), ajoute-t-il. Elle peut passer par des changements d’approche touchant aussi bien le montage des opérations (mise en œuvre de procédures nouvelles, coopération entre maîtrises d’ouvrages publiques et privées, association des entreprises et des habitants…) que les propositions de celles-ci (bâtiments évolutifs et espaces partagés, démembrement, location-accession, propriété à vie…). Au final, elle doit conforter l’émergence d’un développement des territoires et de quartiers de ville plus sobres, agiles, évolutifs, adaptables et efficients reposant en particulier sur les révolutions de l’économie immatérielle, de la transformation digitale et de l’intelligence artificielle. »

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