Paris : coup d’envoi de la ZAC de la Porte de Vincennes

Comptant parmi les 13 plus grands projets de rénovation urbaine de la Capitale, le lancement de la requalification de ce quartier de l’est parisien est soumise au vote du Conseil de Paris qui se tient en ce début de semaine. Tout l’enjeu consiste à redonner de l’attractivité à cette zone polluée par le périphérique.

Approuvée en novembre 2013, la ZAC de la Porte de Vincennes couvre une zone de 27 ha située à la limite des 12e et 20e arrondissements de Paris, en bordure des communes de Saint-Mandé et de Montreuil. Si elle présente de nombreux atouts dont des espaces verts et une diversité du bâti, elle souffre d’importants handicaps liés au boulevard périphérique. « C’est un secteur délaissé à cause des nuisances sonores et de la pollution qui est, de plus, en déficit d’équipements publics », précise Jacques Baudrier, conseiller délégué auprès de l’adjoint à l’urbanisme de la ville de Paris. Pour remédier à ces lacunes, la ZAC dont la maîtrise d’œuvre est assurée par AUA Paul Chemetov a pour objectifs « d’améliorer le cadre de vie, de rétablir des continuités urbaines, développer une mixité urbaine et réduire la place de l’automobile ».

© Sara Hasard

© Sara Hasard

La requalification d’espaces existants permettra de libérer du foncier pour implanter de nouveaux équipements. « Le territoire de la ZAC ayant été étendu au secteur Cristino Garcia, l’opération prévoit notamment de déplacer une annexe et la cour du collège Lucie Faure situées en bordure du périphérique, indique Jacques Baudrier. Nous prévoyons également d’isoler les logements du périphérique par des talus et la construction de petits bâtiments. »

Un gymnase au-dessus du périphérique.

Sachant que le potentiel de construction du site a été revu à la hausse, soit 38 150 m2 contre 37 900 m2 initialement, il est prévu de construire 24 500 m2 de bureaux, 6 900 m2 d’activités diverses, 2 700 m2 de résidence pour étudiants et jeunes travailleurs et 4 000 m2 d’équipements publics. Ces derniers comprendront un gymnase (2 500 m2 – 12 millions d’euros) sous la forme d’un bâtiment pont au-dessus du périphérique et un centre des cultures urbaines dédié à la danse et la musique (1 110 m2 – 3,5 millions). Une bibliothèque/médiathèque est aussi envisagée. Enfin, le projet comprend la requalification de trois jardins publics et la création d’un autre (1 500 m2), ainsi que la réalisation d’une passerelle de franchissement du périphérique. L’opération doit se réaliser en trois phases sur la période 2016/2020.

En parallèle du projet de ZAC et dans le cadre du plan hôtelier de la ville de créer 7 000 chambres de plus d’ici à 2020, un hôtel prendra place boulevard Carnot et avenue Courteline. Le permis de construite a été déposé en août 2015 en vue d’une livraison en 2019. Au Conseil de Paris désormais de se prononcer sur le programme de cette ZAC – dont le coût pour la ville est estimé en net à 35 millions d’euros – et sur la décision de confier son aménagement à la Semapa.

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