Retrouvez chaque vendredi dans Le journal du Grand Paris l’essentiel de l’actualité de la semaine écoulée. De celle du 26 janvier, on retiendra notamment des tensions renouvelées sur la gouvernance du Grand Paris, une séquence politique très scénarisée à la Région et plusieurs signaux forts de la transformation urbaine et territoriale en Île-de-France.
La gouvernance du Grand Paris s’est à nouveau invitée au cœur des débats cette semaine : alors que Patrick Ollier réaffirmait il y a quelques jours sa volonté de voir les établissements publics territoriaux transformés en unités déconcentrées de la Métropole, l’Alliance des territoires présidée par Mathieu Hanotin a répliqué en réclamant davantage d’autonomie et de ressources pour les EPT, une Métropole recentrée sur des compétences stratégiques et une refonte des mécanismes financiers entre les échelons.
À l’approche d’une année électorale charnière, le directeur général de l’Institut Paris Région, Nicolas Bauquet, a dressé dans nos colonnes un panorama des grands défis franciliens pour 2026, du déploiement du Sdrif-e à l’impact du Grand Paris express.
Pour célébrer ses 10 ans à la tête de l’Île-de-France, Valérie Pécresse a transformé sa cérémonie des vœux en véritable show mêlant chorale, scénettes et auto-satisfecit appuyé sur son bilan. Entre fierté revendiquée et mise en scène léchée, la présidente LR en a surtout profité pour dénoncer un État qui « étrangle » financièrement la Région.
Pendant ce temps, à Paris, Emmanuel Grégoire a officialisé l’équipe de la « gauche unie » (hors LFI), actant un compromis électoral avec ses partenaires écologistes.

Quartier du Pont d’Issy à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). © Nicolas Grosmond
La reconversion urbaine s’est illustrée dans le 17ᵉ arrondissement de Paris, où Hénéo a présenté une résidence sociale de 83 logements issue de la transformation d’un ancien parking. Un projet de réhabilitation lourde qui incarne la volonté de produire du logement social sans artificialiser de nouveaux sols. Même logique à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), où les anciens locaux du CNIR sont transformés en une résidence sociale de 169 logements mêlant extension et surélévation en bois.
À Courbevoie (Hauts-de-Seine), la ville lance une opération programmée d’amélioration de l’habitat d’envergure pour réhabiliter les tours Champagne et Dauphiné du quartier des Damiers, mobilisant 25 millions d’euros sur cinq ans. Un peu plus loin, à Issy-les-Moulineaux, la transformation du quartier du Pont d’Issy, l’une des plus vastes opérations de renouvellement urbain franciliennes, a été mise en lumière lors d’une visite conduite par l’architecte Françoise Raynaud.
La transition numérique s’est par ailleurs accélérée avec la fermeture du réseau cuivre dans 763 communes françaises, dont 54 en Île-de-France. Le journal du Grand Paris s’est rendu à Magny-en-Vexin (Val-d’Oise), où Orange a procédé à la fermeture du réseau des 26 villes de la communauté de communes de Vexin Val de Seine.
Enfin, la remise de la Légion d’honneur à Olivier Landel, ancien directeur général de France urbaine et de l’Agence France locale, a donné lieu à un plaidoyer appuyé en faveur de la décentralisation. Un signal politique fort, à l’heure où les relations entre l’État et les collectivités restent sous tension.