Législatives – La majorité présidentielle prédominante dans les Yvelines, de timides espoirs à gauche

Dans ce département ancré à droite, la République en marche, alliée au Modem, avait remporté en 2017 la quasi-totalité des circonscriptions, laissant quelques miettes aux Républicains. Les équilibres ne devraient pas être foncièrement bouleversés, même si la Nouvelle union populaire écologique et sociale fait naitre de timides espoirs à gauche dans les circonscriptions où Jean-Luc Mélenchon est arrivé en tête lors du 1er tour de la présidentielle.

En 2017, au lendemain de la première élection d’Emmanuel Macron en tant que président de la République, LREM, alliée au Modem, avait réalisé un quasi grand chelem dans les Yvelines, en raflant 11 des 12 circonscriptions du département, la dernière étant remportée par le LR Michel Vialay. Depuis, une autre circonscription est passée aux mains des Républicains : en 2020, la législative partielle organisée suite à la nomination de la députée de la 11e circonscription Nadia Haï au poste de ministre déléguée à la Ville a été gagnée par Philippe Benassaya.

Nadia Haï. © Jgp

Alexandra Dublanche. © Jgp

Les deux députés sortants repartent en campagne dans le but de conserver leur siège, tandis que dix autres candidats investis par LR tenteront de faire regagner du terrain au parti de Valérie Pécresse dans ce département cher à la présidente de la Région. Parmi eux, citons notamment une de ses proches, Alexandra Dublanche, vice-présidente du conseil régional, qui se présente dans la 5e circonscription, dont dépend la ville de Sartrouville où elle est adjointe au maire. Une autre VP de la Région, Pauline Winocour-Lefèvre, est elle en lice dans la 9e circonscription, tandis que la conseillère régionale et présidente de l’Agence des espaces verts d’Ile-de-France Anne Cabrit est candidate dans la 10e.

Plusieurs députés sortants LREM assurés d’être réinvestis

Du côté de LREM, certains députés sortants sont à peu près certains d’être réinvestis, à l’image de Marie Le Bec (4e), Yaël Braun-Pivet (5e) ou Aurore Bergé (10e), mais pour d’autres, la situation était encore floue dans l’attente de l’officialisation des investitures par le parti présidentiel. Ainsi, dans la 3e circonscription, la députée sortante Béatrice Piron a fait part de son souhait de repartir pour un nouveau mandat, mais il se murmure que Nadia Haï pourrait s’y présenter si elle ne conservait pas son fauteuil ministériel.

A gauche, le rassemblement des différents mouvements et partis au sein de la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes), insufflée par La France insoumise, fait naitre quelques espoirs dans un département foncièrement ancré à droite. Notamment dans les deux circonscriptions aux mains de LR, celles de Mantes (8e) et de Trappes (11e). « Il y a du potentiel, c’est là où Jean-Luc Mélenchon a le plus mobilisé lors du premier tour, relève Ghislaine Senée, présidente du Pôle écologiste à la Région et élue dans les Yvelines. Encore faut-il que l’on puisse reproduire cela lors des législatives, mais je veux y croire… »

Peu d’informations en revanche, à la date du 5 mai, sur les candidats investis dans le cadre de la Nupes, à commencer par leurs noms et le nombre de candidats de La France insoumise. Seules certitudes : le Pôle écologiste a obtenu trois circonscriptions (la 2e, la 8e et la 12e), le Parti socialiste une (la 7e), tandis que la fédération départementale du Parti communiste précise qu’ils ne présenteront que des suppléants.

Ghislaine Senée. © DR

Le Rassemblement national aura lui des candidats dans les 12 circonscriptions mais la liste devrait être divulguée « après le 16 mai », indique-t-on à la fédération départementale. Un nom circule cependant, celui de Cyril Nauth, l’ancien maire de Mantes-la-Ville, le seul à avoir été élu sous l’étiquette frontiste en Ile-de-France. Toujours à l’extrême droite, alors qu’Eric Zemmour a annoncé que son parti Reconquête allait investir des candidats dans 550 circonscriptions, l’une d’elle est annoncée dans la 1re circonscription des Yvelines : il s’agit de Laurence Trochu, ancienne conseillère départementale des Yvelines de 2015 à 2021, connue pour être la présidente de Sens commun depuis 2018, émanation de La Manif pour tous, devenu le Mouvement conservateur.

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