Un léger problème de gouvernance

Grosse ambiance à la dernière Commission régionale de coopération intercommunale (CRCI), façon foire.

On y vote, à main levée, sur les périmètres de la nouvelle carte intercommunale de la grande couronne, les élus devant souvent s’y prendre à plusieurs reprises, tant les règles complexes qui régissent cette assemblée provoquent de confusions. Au final, deux territoires bloquent principalement. Au nord, où le rattachement des communes occidentales de Plaines et Monts de France à un périmètre à cheval entre la Seine-et-Marne et le Val d’Oise continue de créer un tollé quasi général. Et au sud, où le « Grand Evry » provoque également la colère de nombreux maires qui y voient un charcutage politique en règle, piloté de Matignon. Dans les deux cas, le même cocktail de raisons est invoqué, mélange d’arrière-pensées électorales et de visées financières.

En définitive, on voit bien que la grande majorité des périmètres va voir le jour au premier janvier prochain, en grande comme en petite couronne. Mais il semble que, là où ça coince, une logique de consensus, de concessions, de compromis qu’importe, ferait gagner du temps et de l’énergie à tout le monde. Car contraindre obstinément des communes à coopérer, au mépris du bon sens, des bassins de vie, de la volonté des élus risque d’aboutir à des impasses. Et en même temps, se lancer aujourd’hui dans la fabuleuse aventure du Grand Paris à reculons – et pire, ester en justice – c’est risquer fort de regarder passer les trains.

Car les choses vont s’accélérer, comme en témoigne, sur un autre front, l’afflux des candidats non déclarés à la présidence du Grand Paris. Il semblerait que consigne ait été donnée, au plus haut niveau, pour que le débat sur le nom du candidat des Républicains à la présidence de la métropole ne vienne pas polluer la campagne de Valérie Pécresse. Mais de Patrick Ollier à Gilles Carrez, de Jacques JP Martin (en ticket avec le centriste Philippe Laurent) à NKM, sans oublier Rachida Dati, on se bouscule au portillon. Sans oublier, du côté du centre, André Santini ou Jean-Christophe Lagarde, qui ne se désintéresseraient pas, eux non plus, d’une coquille pourtant réputée vide.

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