« La spéculation, pour l’heure, n’est pas également répartie sur toute l’Ile-de-France », rapporte une étude du réseau Guy Hoquet immobilier sur les prix de l’immobilier sur 12 sites qui seront traversés par le Grand Paris express.
Au 30 juin 2015, le réseau enregistrait une baisse des prix de 2,2 % dans la région au premier semestre, indique cette étude publiée en septembre 2015. Deux secteurs plutôt déjà bien desservis par les transports affichent, eux, des hausses assez nettes sur les deux dernières années. A Saint-Ouen, la moyenne atteint 4 500 euros/m2, en hausse de 10 %. Si le quartier des puces y est prisé depuis un moment, celui où s’arrête le RER C est impacté par l’arrivée prochaine de la ligne 14. « Les investisseurs ont déjà lancé leur projet, et les acquéreurs travailleurs dans la capitale sont arrivés en nombre pour profiter de nombreux programmes neufs ainsi que de celle de nombreux sièges de grands groupes », indiquent les auteurs.
Seul autre secteur présentant une hausse, celui de Saint-Denis (+ 9 % à 3 500 euros/m2). « Le Grand Paris express joue pour l’heure un rôle plus psychologique que marchand, mais il consolide un marché déjà très porteur », est-il noté dans l’étude. Les alentours de la gare de Saint-Denis Pleyel, où passeront les lignes 14, 15 (est et ouest), 16 et 17, intéressent les investisseurs qui représentent un tiers des acquéreurs.
Certains quartiers vont « monter demain »
Si les niveaux de prix sont plus élevés dans le sud des Hauts-de-Seine (voir carte ci-dessous), leur évolution est stable depuis deux ans. Issy-les-Moulineaux et Vanves, « très prisées historiquement en tant que marché de report, sont déjà très bien desservies par les transports vers la capitale ». La ligne 15 sud pourrait « renforcer ce dynamisme ».
Sur les autres sites examinés le réseau Guy Hoquet signale des baisses qui varient de 3 % à Chelles à 10 % à Versailles. Les analyses sont toutefois différentes selon les zones, l’étude présentant Champigny-sur-Marne, Villiers-sur-Marne, Créteil, Villejuif et Clichy comme des quartiers « qui vont monter demain » et Orsay et Gif-sur-Yvette, où l’arrivée du métro est plus lointaine, « ne montrent pas encore de signe de spéculation ». Les auteurs observent que « les secteurs « en devenir » ont toutes les chances de l’être, aussitôt que seront visibles les premiers engins de chantier. Peut-être pas avant. »
