Les deux candidats en lice, que départageront mardi 12 janvier 2016 les conseillers métropolitains LR, affichent des positions proches, pour ne pas dire similaires.
Difficile de distinguer des différences de fond entre les deux candidats LR à la présidence de la métropole du Grand Paris, qui ont tout deux écrit lundi 11 janvier à leurs collègues conseillers métropolitains LR. On devrait savoir mardi soir, à l’issue des primaires qui se tiendront au siège du parti Les Républicains à partir de 17h, qui de Gilles Carrez ou de Patrick Ollier briguera le poste de président de la métropole du Grand Paris le 22 janvier prochain pour les Républicains. Avec une quasi assurance d’être élu, même si Philippe Laurent (UDI) affirme son intention de maintenir sa candidature. Et qu’André Santini devrait prochainement officialiser la sienne…
La répartition des sièges au sein du conseil de la métropole est la suivante :
· LR : 93 sièges, 44,5 %
· DVD : 5 sièges, 2,4 %
· UDI-Modem : 25 sièges, 12 %
· PS : 44 sièges, 21,1 %
· FDG : 33 sièges, 15,8 %
· EELV : 9 sièges : 4,3 %
La droite y est donc nettement majoritaire. Et Anne Hidalgo s’est engagée à ne pas arbitrer le match. Les deux candidats, Gilles Carrez député-maire du Perreux, tout comme Patrick Ollier, député-maire de Rueil-Malmaison, s’engagent, dans une lettre adressée le 11 janvier à leurs collègues républicains de la MGP à assurer des sièges de vice-présidents à des membres de l’opposition parisienne. C’est le sujet qui fâche.
Les socialistes, Anne Hidalgo, en tête, le refusent. Il n’est pas question, pour eux, de voir l’opposition municipale figurer au sein de l’exécutif métropolitain. « Cela ne se fait dans aucune intercommunalité française », souligne Pierre Mansat, responsable de la mission Grand Paris de la capitale. Mais on le voit d’une autre manière chez les Républicains. « Les conseillers LR de Paris, qui appartiennent incontestablement à la majorité métropolitaine devraient ainsi ne pas sièger au sein de son exécutif par le seul fait qu’ils sont parisiens ? », interroge-t-on dans l’entourage de Nathalie Kosciusko-Morizet.
« Les maires d’arrondissement représentent une partie de l’exécutif parisien. Il parait donc tout à fait légitime qu’ils participent à l’exécutif métropolitain, y compris s’ils sont Républicains », estime Jacques JP Martin. Le maire de Nogent-sur-Marne, qui s’est retiré de la course à la présidence de la métropole pour que son parti joue collectif souligne un risque de blocage institutionnel de la métropole, si Paris décide de la boycotter…
Il semble qu’en définitive, la principale différence entre les deux candidats LR soit géographique… et sociale. « Le rééquilibrage entre l’Ouest et l’Est, entre Paris et les Hauts-de-Seine d’une part, et entre la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne d’autre part n’a jamais eu lieu, tempête Jacques JP Martin… Résultat des courses mardi en fin de journée.
Pour la petite histoire, ces primaires auront lieu après l’échec d’une ultime tentative de conciliation organisée par le président des Républicains. Lors d’une récente rencontre organisée autour de Nicolas Sarkozy, ce dernier aurait, selon nos informations, proposé à Gilles Carrez d’être le premier vice-président (aux finances) de Patrick Ollier. Mais NKM aurait rappelé à l’ancien président de la République son engagement pris à l’issue d’un récent bureau politique des Républicains en faveur de l’organisation de primaires faute d’accord entre les candidats.
