G. Gustin : « L’Apec dispose en Ile-de-France d’une organisation adaptée à la forte présence de cadres »

A compter de début mai 2021, Le journal du Grand Paris des talents diffusera 15 000 offres d’emploi sélectionnées par l’Apec Ile-de-France. Son délégué régional, Guy Gustin, présente l’organisation de l’association pour l’emploi des cadres dans la région Capitale et la palette de services proposée tant aux demandeurs d’emploi qu’aux personnes en activité, ainsi qu’aux entreprises.

Guy Gustin, délégué régional de l’Apec Ile-de-France. © Cédric Helsy

– Comment est organisée l’association pour l’emploi des cadres (Apec) en Ile-de-France ?

Avec 1,4 million de cadres, la région Capitale rassemble le plus grand nombre de cadres de France. Dès lors, l’Apec dispose en Ile-de-France d’une organisation adaptée à cette forte présence, à savoir une équipe de 280 salariés (consultants en développement professionnels, consultants relations entreprise, conseillers clients) répartis dans neuf centres. Le principal se trouve à La Défense (plus de 60 personnes), cinq sont positionnés dans Paris intra-muros (Franklin Roosevelt, République, gare de Lyon, boulevard Brune et Ballard) et trois en banlieue à Vincennes (Val-de-Marne), Evry-Courcouronnes (Essonne) et Cergy-Pontoise (Val d’Oise). Mais le principe de notre fonctionnement est qu’un cadre peut choisir le centre qui lui convient le mieux en fonction de son lieu de travail ou de résidence. De plus, chacun de nos centres réalise l’ensemble des prestations proposées par l’Apec.

– L’Apec n’est pas uniquement destinée aux cadres sans emploi ? 

Si près de la moitié (44,5 %) des personnes qui nous font appel sont des demandeurs d’emploi, le tiers (31 %) sont en activité. Ces derniers nous sollicitent par exemple lorsqu’ils pressentent que leur emploi est menacé et anticipent un éventuel licenciement. D’autres se renseignent sur la mobilité interne fonctionnelle ou géographique, ou sur la préparation de leur entretien annuel. Il faut avoir en tête que l’Apec est l’un des acteurs du CEP, le conseil en évaluation professionnelle.

Enfin, le reste de nos publics sont les jeunes diplômés qui arrivent sur le marché du travail. Ils ne sont pas encore cadres, mais nous les accueillons néanmoins pour les aider à trouver leur premier emploi. Cette action a été particulièrement mise en avant avec la crise sanitaire au travers du dispositif « Objectif premier emploi » qui a pour objectif d’accompagner vers l’emploi 50 000 jeunes en France entre septembre 2020 et juillet 2021.

– Proposez-vous d’autres dispositifs adaptés à des publics spécifiques ? 

L’Apec a aussi vocation à accompagner les seniors à partir de 55 ans et les cadres demandeurs d’emploi de longue durée, soit plus de deux ans, par le biais de séminaires afin de les remotiver et de bâtir un projet professionnel. Nous menons aussi des actions en faveur des jeunes résidents en QPV (quartiers prioritaires de la politique de la ville). En retour des cotisations acquittées par les entreprises, ces dernières bénéficient également d’un certain nombre de services.

– Quels sont-ils ?

En premier lieu, il s’agit de la diffusion de leurs offres d’emploi. Nous pouvons aussi les aider à rédiger ces offres, ce qui est surtout utile pour les PME ne disposant pas en interne des ressources nécessaires. Il en est de même pour le sourcing, c’est-à-dire la présélection de candidats permettant de retenir cinq ou dix profils pertinents par rapport aux besoins de l’entreprise.

Enfin, nous informons les dirigeants sur les nouveaux dispositifs réglementaires tels que la mise en place de l’index de l’égalité professionnelle obligatoire pour toutes les entreprises d’au moins 50 salariés ou la mise en place de l’entretien professionnel, rendez-vous entre le salarié et l’employeur obligatoire tous les deux ans. En Ile-de-France, nous disposons de 17 consultants spécialisés dans l’accompagnement des entreprises.

– Que peut apporter le partenariat avec Le journal du Grand Paris à l’Apec Ile-de-France ? 

La diffusion de nos offres d’emploi ciblées sur 20 secteurs (lire par ailleurs) leur offrira une visibilité encore plus grande, ce qui ne peut être que bénéfique tant pour les cadres sans emploi dans cette période particulièrement difficile que traverse l’Ile-de-France, que pour les employeurs qui préparent la reprise et recherchent de nouvelles compétences.

Sur le même sujet

Top