Emmanuel Grégoire face au club des entreprises du Grand Paris

Le député (PS) de la 7e circonscription de Paris a répondu aux questions des membres du Club des entreprises du Grand Paris mardi 29 avril dernier. L’ancien premier adjoint d’Anne Hidalgo, candidat à la candidature socialiste en vue des prochaines municipales à Paris, a réaffirmé qu’il fera, s’il est élu, du logement sa première priorité.

Entre deux sessions de travail à l’Assemblée nationale, dont une nocturne, Emmanuel Grégoire était mardi 29 avril 2025 le premier invité d’un cycle de dîners-débats du Club des entreprises du Grand Paris consacré aux prochaines élections municipales, organisé en partenariat avec Le journal du Grand Paris. Le club, présidé par Jacques Godron, recevra ultérieurement Marion Waller, la directrice du Pavillon de l’arsenal, également candidate aux primaires socialistes. D’autres candidats, pas seulement parisiens, suivront.

« Je ferai du logement ma première priorité », a notamment fait valoir Emmanuel Grégoire, qui a rappelé le manque en la matière dont souffre la Capitale. L’élu, qui fut un des orchestrateurs du plan local d’urbanisme bioclimatique (PLU-b) de la Ville, a affirmé que le document d’urbanisme, loin d’empêcher la construction de nouveaux logements à Paris, la favorisait. Le parlementaire a défendu la servitude de mixité fonctionnelle, une des innovations du PLU parisien, qui impose la création d’une part de logements, notamment sociaux, dans tous locaux tertiaires ou d’activité en cas de construction neuve, de reconstruction, de surélévation d’extension ou de changement de destination, à partir d’une certaine taille de programme (5 000 m2).

Emmanuel Grégoire, lors d’un dîner-débat organisé par le club des entreprises du Grand Paris. © JG

L’édile a évoqué la loi transpartisane contre le gaspillage de m2, lutte qui passe notamentre autres par une intensification de l’usage des bâtiments existants. Il a cité l’emprise du boulevard périphérique, si ce dernier était demain transformé en un boulevard urbain, au titre des surfaces libérées, notamment pour construire du logement.

Il a souligné sa volonté d’améliorer les systèmes d’information de Paris, perfectibles, à la fois ceux internes à la ville et ceux destinés aux Parisiens. Un chantier « stratégique », a-t-il estimé.

Le « tripatouillage » de la loi PLM

L’ancien premier adjoint a dit une nouvelle fois tout le mal qu’il pense de la proposition de loi visant à réformer la loi Paris Lyon Marseille (loi PLM). En l’espèce, l’élu fustige une fragilisation des arrondissements et une volonté de « tripatouillage » électoral. Pour Emmanuel Grégoire, cette réforme, si elle est adoptée, ratera son objectif car elle ne changera en rien, estime-t-il, l’issue du scrutin. La proposition de loi notamment défendue par Sylvain Maillard, député (Renaissance) de la 1re circonscription de Paris, prévoit de délier l’élection du maire de Paris de celle des maires d’arrondissement en prévoyant deux élections parallèles le même jour. Une façon, estiment certains observateurs, de ne pas soumettre la victoire de la droite et du centre au basculement d’un arrondissement. Un basculement qui serait, avec le scrutin actuel, hors de la portée de l’opposition.

La singularité et l’importance politique des prochaines municipales pour la Capitale, alors que la probabilité d’une victoire de l’extrême droite aux présidentielles, un an plus tard, n’est pas nulle, ont également été soulignées par l’élu.

Sur le même sujet

Top