Autolib’ : Paris va résilier son contrat avec Bolloré

La mairie de Paris refuse de régler le montant, de 233 millions d’euros, demandé par Bolloré pour maintenir Autolib’. Le service afficherait un déficit estimé à 293 millions d’euros en 2023.

Catherine Baratti-Elbaz, présidente du Syndicat Autolib’ Vélib’ métropole annonce, dans une interview au Parisien, que la ville va mettre fin à son contrat avec Bolloré. © Jgp

« Le 25 mai dernier, le groupe Bolloré nous a adressé un courrier nous proposant une alternative : soit régler une facture astronomique et totalement inacceptable de 233 millions d’euros, soit résilier le contrat. Les communes que je représente n’ont évidemment pas les moyens de payer une telle somme. Je proposerai donc aux élus du syndicat de voter pour la résiliation du contrat. C’est la meilleure façon de défendre les contribuables », indique Catherine Baratti-Elbaz, dans une interview au Parisien en date du 15 juin 2018. La décision devrait être officialisée lors du prochain comité syndical d’Autolib, le 21 juin 2018.

La mairie de Paris va résilier le contrat qui la lie à Bolloré pour l’exploitation d’Autolib’. © DR

« Les experts du syndicat sont en train d’évaluer le montant précis [du coût de la rupture du contrat], plusieurs dizaines de millions d’euros, mais ce sera assurément une somme bien plus réduite que les 233 millions d’euros demandés par le groupe Bolloré », poursuit la maire du 12°.

« Le contrat qui nous liait à Bolloré bloquait de fait l’arrivée d’autres opérateurs, alors qu’ils sont nombreux à nous adresser des propositions, indique également la présidente du Syndicat Autolib’ Vélib’ métropole (SAVM). Cette résiliation, c’est donc aussi une formidable opportunité qui s’offre à nous. Elle va permettre l’émergence de nouveaux services, de meilleure qualité. Nous partons sur l’idée d’avoir bientôt plusieurs opérateurs, sur le modèle de ce que font les acteurs du free-floating (Cityscoot, Ofo…). Ce sera beaucoup plus souple pour les usagers et ça fonctionnera sans fonds publics », assure Catherine Baratti-Elbaz.

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