Dans le cadre de son Contrat de ville 2015-2020, Paris souhaite « dynamiser les quartiers », notamment par le « soutien aux commerces et à la création d’activités par et pour les habitants ».
Successeur des contrats urbains de cohésion sociale, les contrats de ville résultent de la réforme de la géographie prioritaire engagée par la loi du 21 février 2014. 20 quartiers, situés dans huit arrondissements dont principalement le 13e, 18e et 20e, ont été identifiés à Paris sur la base d’un critère unique de concentration de pauvreté. « La nouvelle génération de contrat s’ouvre à différents partenaires – Pôle emploi, les missions locales, la CAF, etc. -, on sort du tête à tête avec l’Etat », a expliqué Colombe Brossel, adjointe à la politique de la ville, le 12 mars 2015 en préalable au Conseil de Paris des 16, 17 et 18 mars qui doit valider ce nouvel engagement.
Ce document, socle de la politique de la municipalité dans ses quartiers populaires que les contrats de territoire viendront décliner par arrondissement, se décline en trois axes :
- accompagner les parcours et prévenir les ruptures
- vivre sa ville et son quartier
- dynamiser les quartiers dans la ville
Ce dernier aspect « repose beaucoup sur le projet d’arc de l’innovation porté par Jean-Louis Missika [adjoint au développement économique] qui prévoit d’implanter à toutes les portes de Paris des pépinières, des incubateurs ou des projets d’activité économique », détaille Colombe Brossel. Le projet de reconversion de l’entrepôt Mac Donald (19e arr.) est un exemple de cette volonté.
Impact sur l’emploi local
Un volet qui doit s’accompagner, pour l’élue, d’un impact sur l’emploi local. Le contrat prévoit donc l’accompagnement de la structuration et du développement de filières économiques locales et d’anticiper les projets d’implantation avec des objectifs de recrutement et de formation des habitants. Les différentes parties seront mises à contribution : l’Etat avec un pourcentage d’emplois aidés, Pôle emploi avec la création de lieux de contact dans les quartiers où il n’y en aurait pas encore et les missions locales avec une part de 25 % de jeunes suivis dans ces zones.
Les autres objectifs en termes de développement économique sont la diversification de l’offre commerciale et de services pour répondre aux besoins des habitants et la mise en place d’une plateforme de financement pour favoriser l’entrepreneuriat. Enfin, Paris souhaite implanter des espaces de coworking, des fablab ou des lieux de ressources dédiés aux entreprises. « Ces quartiers doivent être des lieux de production économique en lien avec les habitants », soutient Colombe Rossel. 26 millions d’euros seront consacrés chaque année par la Ville à ce nouveau contrat.
Après la RATP fin 2014 et avant l’AP-HP au Conseil de Paris suivant, un protocole sur le logement avec la SNCF va être soumis aux élus parisiens en début de semaine prochaine. Le but : libérer et aménager du foncier ferroviaire, tant sur des grandes emprises que sur des fonciers diffus et le parc de bureaux et locaux administratifs obsolètes. Plus de 14 000 logements pourraient à terme être ainsi créés, dont 6 500 sur la mandature, a indiqué le premier adjoint à la maire Bruno Julliard.
