Trois entreprises franciliennes lauréates du 2e appel à solutions de Sekoya

Le club industriel Sekoya, créé par Eiffage et Impulse partners, a dévoilé les six lauréats de son second appel à solutions le jeudi 17 décembre 2020. Celui-ci était consacré à la conception et la construction bas carbone et aux usages et exploitation bas carbone. Parmi les primés, trois jeunes entreprises franciliennes.

Un an et demi après sa création par Eiffage et Impulse partners, le club industriel Sekoya a dévoilé les lauréats de son second appel à solutions le jeudi 17 décembre 2020. Ce club formé par neuf partenaires (*) a pour objectif de favoriser la mise en œuvre de solutions décarbonées. « Sekoya c’est aussi la preuve que nous n’avons pas la prétention d’y arriver tout seul, a signalé Benoit de Ruffray, président directeur général d’Eiffage. Nous avons tenu nos engagements et nous pouvons nous féliciter des réalisations des primés de la première édition. Mais l’urgence est là, il nous faut poursuivre sur cette dynamique, avec les lauréats de cette deuxième édition ».

Benoit de Ruffray, président directeur général d’Eiffage, lors de l’annonce des résultats du premier appel à solutions de la plateforme carbone & climat Sekoya. © Jgp

Cette année, l’appel à solutions portait sur deux thématiques, à savoir la conception et construction bas carbone et les usages et exploitation bas carbone. Durant les trois mois de candidature, 56 solutions ont été déposées sur la plateforme, en provenance de plusieurs pays. Dix d’entre elles ont été sélectionnées pour la finale et ont pu présenter leurs innovations devant le jury. « Les solutions se situent toutes à la jonction de plusieurs piliers du développement durable et jouent habilement de plusieurs des atouts suivants : énergies renouvelables en neuf comme en rénovation, matériaux de construction stockant du carbone, économie circulaire et écomobilités urbaines douces », fait valoir le club. Ce dernier a finalement retenu six entreprises lauréates.

Energie en sous-sol

Parmi celles-ci, Celsius Energy, une start-up altoséquanaise qui connecte les bâtiments neufs ou existants à l’énergie de leur sous-sol. Ils fournissent alors une chaleur bas carbone et une climatisation ou un rafraichissement naturel durable. « Nous nous installons à côté du bâtiment et réalisons des forages pour aller chercher les calories, présente Cindy Demichel, présidente de Celsius Energy. Nous installons ensuite une pompe à chaleur à l’intérieur de l’édifice et une solution digitale vient optimiser le coût de l’installation et garantir la performance le plus longtemps possible ».

Cette solution permet également un stockage inter saisonnier en remettant les calories dans le sous-sol à la fin de l’hiver pour les réutiliser au suivant. « On diminue de 70 % l’énergie dont on a besoin pour le bâtiment, comme sur notre démonstrateur à Clamart », note Cindy Demichel. Au total, l’entreprise étudie 15 projets pour disposer de six pilotes commerciaux en 2021. « A Clamart, le bâtiment date des années 1960 et nous n’avons rencontré aucune perturbation lors du déploiement de notre solution qui occupe peu de place, poursuit la présidente. Nous n’allons pas chercher de l’eau et il n’y a pas de prérequis au déploiement de notre solution, 99 % du territoire s’y prête ».

Optimiser la collecte des biodéchets

Autre lauréat, SASminimum et son produit, le Pavé, un matériau recyclé et recyclable fabriqué localement à partir de déchets plastiques récupérés sur le territoire Français. Le Carreau du Temple (3e arr.) a par exemple fait le choix du Pavé pour réaliser des revêtements de bar. SASminimum façonne également des sièges de gradin pour les Jeux Olympiques de Paris 2024.

Le coup de cœur du jury a quant à lui été attribué à Axibio, également installé dans les Hauts-de-Seine. « Nous sommes spécialisés dans la conception et la fabrication d’équipements connectés et de solution digitale pour la collecte et le traitement des biodéchets, explique Pierre-André Galy, cofondateur. On s’adresse aux collectivités locales et aux grosses entreprises qui doivent mettre en place le tri à la source en 2023 ».

Grâce à ses plaques, Le Pavé couvre une multitude de secteurs d’activité, du second œuvre chez le particulier à l’aménagement d’espaces publics en passant par l’ameublement comme ci-dessus le revêtement de bar des Grands voisins. © SASMINIMUM

Les outils d’Axibio simplifient la collecte des biodéchets qui peuvent alors être valorisés. L’entreprise développe notamment un « point d’apport volontaire connecté dédié à la collecte des biodéchets ». Alimenté par un panneau solaire, il permet l’enregistrement du poids déposé par les usagers. Pour rappel, une tonne de biodéchets peut produire 100 m3 de biométhane ce qui permet de parcourir 1 000 km en voiture. « L’intérêt de la data est de restituer des informations au citoyen et de l’impliquer dans un projet d’économie circulaire locale, la plupart d’entre nous sommes déçus de ne pas savoir ce qu’il advient de nos déchets, et ça permet aussi aux industriels de réduire les déchets alimentaires », fait valoir Pierre-André Galy. L’ESITC Caen, CarbonCure, Nielsen concept et Bluedigo sont les autres lauréats.

 

(*) Sont rassemblés plusieurs grands groupes : Covivio, Gerflor, GRDF, Legrand, Saint-Gobain et Vicat ainsi que l’Union Sociale pour l’Habitat qui représente les organismes de logement social, le CSTB, principal centre de recherche et d’expertise du secteur et le Ceebios, le Centre d’études et d’expertises en biomimétisme qui a rejoint le club cette année.

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