Paris/Plaine Co/Saint-Denis/Seine-Saint-Denis : visite de terrain Porte de la Chapelle

Des élus de Paris, de Saint-Denis, de Plaine Commune et de Seine-Saint-Denis ont arpenté vendredi 28 mai après-midi la frontière qui sépare la Capitale et le 93. Une démonstration in situ de l’intérêt des « coopérations renforcées » que ces collectivités mettent en œuvre.

Stéphane Troussel, Mathieu Hanotin, respectivement présidents du conseil départemental de Seine-Saint-Denis et de Plaine Commune, ainsi qu’Emmanuel Grégoire et Eric Lejoindre, élus de Paris, ont parcouru à pied et en bateau, vendredi 28 mai 2021 en milieu d’après-midi, la distance séparant les portes des Poissonniers et celle de la Villette. En s’arrêtant notamment sur le Campus Condorcet, ou avenue de la Porte de la Chapelle. Au programme, la transformation de la Porte de la Chapelle, le programme de construction de l’Arena 2, prévue pour les JOP 2024, ou la station Gare des Mines.

Emmanuel Grégoire, Stéphane Troussel, Eric Lejoindre et Mathieu Hanotin, vendredi 28 mai, Porte de la Chapelle. © Jgp

Les élus ont parcouru à pied et en bateau, vendredi 28 mai 2021 en milieu d’après-midi, le distance séparant les portes des Poissonniers et celle de la Villette.© Jgp

Cette visite visait à incarner les « coopérations renforcées » mises en œuvre depuis plusieurs années déjà entre ces territoires situés de part et d’autre du boulevard périphérique. Et qui s’intensifient. « Pour lutter contre les inégalités, pour accroître la résilience de nos territoires, pour déployer des réponses efficaces et fortes face à ces crises nouvelles, la solidarité et la coopération territoriale sont un impératif », souligne la délibération présentant les cinq conventions signées le 15 avril dernier par le Conseil de Paris, deux jours après leur approbation par Plaine Commune.

400 millions d’euros pour la Chapelle

Ces conventions actent donc la volonté des élus concernés de mieux coopérer. Outre la définition conjointe des programmes d’aménagement structurants, à l’instar du réaménagement des différentes portes qui jalonnent la frontière entre Paris et la Seine-Saint-Denis, ces coopérations peuvent prendre la forme d’échanges de formation. Ainsi, par exemple, Saint-Denis va former les futurs policiers municipaux de Paris. Des partenariats concernant le nettoyage des rues sont également en réflexion.

« Paris dépense quelque 400 millions d’euros pour transformer la Porte de la Chapelle », soulignait Emmanuel Grégoire à cette occasion. 120 millions pour Charles Hermite Evangile, 90 millions pour l’Arena 2, 100 millions pour le Campus Condorcet et 80 millions pour les espaces publics. « La Porte de la Chapelle conçue pour être un hub destiné aux voitures doit se transformer demain en un lieu agréable aux piétons », résumait le premier adjoint d’Anne Hidalgo. Mais ce type de coopération n’est-il pas par essence métropolitain ? « Ces coopérations s’inscrivent dans notre politique métropolitaine, mais les compétences concernées, principalement la voirie ou l’aménagement, relèvent de l’échelon communal », indiquait Emmanuel Grégoire.

Mathieu Hanotin, maire de Saint-Denis et président de Plaine Commune. © Jgp

Les élus sur la frontière séquano-parisienne. © Jgp

« Nous travaillons ensemble depuis longtemps, mais nous souhaitons aller plus vite, plus fort, plus loin », indiquait Adrien Delacroix, conseiller en charge de l’habitat et du foncier à Plaine Commune et conseiller métropolitain.

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