En marge d’une déambulation dominicale sur le marché de la place Monge, dans le 5e arrondissement de Paris, Emmanuel Grégoire, accompagné du leader de Place publique Raphaël Glucksmann et de représentants des différents partis de gauche réunis derrière sa candidature, a rappelé ses propositions phares et souhaité une campagne placée sous le signe du débat constructif et du dialogue républicain.
Sous une pluie parfois soutenue pour cette séquence de terrain, à la rencontre des électeurs, Emmanuel Grégoire était entouré, dimanche 21 décembre, des représentants des forces politiques signataires de l’accord électoral conclu mercredi dernier : il rassemble les socialistes, les écologistes, les communistes et Place publique et doit prochainement s’élargir, dit-on, à L’Après, mouvement composé d’anciens Insoumis, tombés en disgrâce.
Raphaël Glucksmann, leader de Place publique, venu accompagner Emmanuel Grégoire lors de cette déambulation sur le marché de la place Monge, a souhaité que « cette campagne soit placée sous le signe du débat autour de nos propositions, dans un esprit de bienveillance démocratique ».
Le député socialiste de la 7ᵉ circonscription de Paris a expliqué comment il entendait favoriser au sein du Conseil de Paris, s’il est élu, une culture du débat, y compris entre les différentes composantes de sa majorité. Sur le plan électoral, l’ancien premier adjoint d’Anne Hidalgo a également dévoilé sa stratégie, justifiant l’union dès le premier tour avec Les écologistes – une première depuis l’élection du maire de Paris au suffrage universel direct en 1977. L’objectif affiché par la gauche est clair : arriver en tête dès le premier tour afin de créer une dynamique victorieuse et devancer Rachida Dati, que le changement de scrutin issu de la réforme de la loi PLM est susceptible de favoriser. Le parlementaire, tout comme Raphaël Glucksmann, a réaffirmé son opposition résolue à toute alliance avec LFI, soulignant l’importance que revêt à ses yeux une totale clarté sur ce point.
Lutte contre les meublés touristiques
Sur le fond, le candidat de l’union de la gauche a rappelé plusieurs de ses propositions-phares, notamment en matière de logement, évoquant une lutte renforcée contre les locations touristiques saisonnières et la remise sur le marché des logements vacants.
« Cette campagne va être un choc de projets entre Rachida Dati et nous. C’est là que se jouera l’enjeu principal de cette élection, et c’est l’une des raisons pour lesquelles nous avons fait le choix du rassemblement », a notamment déclaré Emmanuel Grégoire.
S’arrêtant à chaque étal, enchaînant les dégustations de beignets libanais et d’huîtres normandes, le candidat a montré, s’il le fallait, qu’après une longue pause, éclipsée par l’actualité politique nationale, la campagne municipale parisienne avait bel et bien commencé.
Raphaël Glucksmann : « Une campagne difficile mais magnifique »
« Je suis extrêmement heureux d’être là pour lancer cette campagne qui sera, j’en suis sûr, difficile mais magnifique », a déclaré Raphaël Glucksmann. Le président de Place publique était notamment accompagné du maire du 20ᵉ arrondissement, Éric Pliez, et du chef de file de Place publique pour les municipales parisiennes, Saïd Benmouffok. « Nous sommes à un moment de bascule dans l’histoire de l’Europe, de la France et de Paris. Nous sommes ici, dans le 5ᵉ arrondissement comme dans tout Paris, pour faire de la capitale une ville de liberté, de solidarité et d’écologie, une ville qui prenne à bras-le-corps sa destinée : éclairer la France et le monde. C’est un vrai choix qui s’offre aux Parisiens : le choix entre le progrès et le trumpisme conservateur, entre la vie démocratique et le retour en arrière », a-t-il poursuivi. Raphaël Glucksmann a affirmé que « les Parisiennes et les Parisiens feront le choix de l’avenir », se disant persuadé qu’Emmanuel Grégoire deviendrait maire de Paris et Marine Rosset maire du 5ᵉ arrondissement. « Nous irons discuter des projets avec les citoyens. Certains ne seront pas d’accord avec nous, mais cela se fera dans un esprit de bienveillance démocratique », a-t-il ajouté.
Marine Rosset : « Il est temps de tourner la page dans le 5ᵉ »
Emmanuel Grégoire était également accompagné de Marine Rosset, cheffe de file de l’union de la gauche dans le 5ᵉ arrondissement. « L’alliance conclue la semaine dernière est une très bonne nouvelle. Dans le 5ᵉ, chaque fois que la gauche a été rassemblée, elle a été majoritaire : ce fut le cas en 2024, en 2025 et, nous l’espérons, ce le sera aussi en 2026 », a-t-elle souligné. « Il est temps de tourner une page dans le 5ᵉ, un arrondissement confronté à des fermetures de classes, à des logements qui se vident, à des commerces qui ferment. Notre ambition est d’incarner une gauche de solutions, capable d’agir concrètement pour protéger les habitantes et les habitants : mieux se loger, mieux se nourrir, mieux vivre. Nous portons aussi un axe fort autour de la solidarité et du lien social », a-t-elle conclu.






