« La vision de l’aménagement que la métropole du Grand Paris doit aider à mettre en œuvre n’existe pas, souligne le groupe de travail « aménagement » du conseil des partenaires de la mission de préfiguration de la métropole du Grand Paris.
« Au mieux, il existe plusieurs visions portées par des groupes d’acteurs, mais aucune vision partagée qui permette à la métropole du Grand Paris d’orienter son développement tout en répondant aux défis actuels », poursuivent les représentants de la société civile dans un rapport présenté au conseil des élus vendredi 23 octobre. « La multiplication et le succès des appels à idées lancés par les collectivités démontrent l’appétit et la créativité des groupements de structures privées, des plus modestes aux plus sophistiqués, pour inventer des projets proches des attentes sociétales », estime le groupe de travail qui ajoute que « la métropole doit pouvoir les favoriser en coordination avec les territoires et en l’accompagnant par des expérimentations réglementaires. »
Tout est dit. Aux élus de s’entendre sur la stratégie au bénéfice de l’intérêt général, en favorisant la mobilisation des acteurs opérationnels, qu’ils soient publics, privés ou mixtes. Au sein du même rapport, le groupe « logement » du conseil des partenaires inscrit l’action de la métropole « dans une perspective de dépassement de certains égoïsmes locaux ».
Ainsi se dessine la nouvelle carte de l’action publique : des moyens regroupés, des outils possédant la taille critique, mais en aucun cas une logique d’oukases centralisateurs uniformisatrice, dont personne ne veut. Au contraire, un esprit d’expérimentation, d’hybridation accrue des structures publiques et privées, également préconisé par le rapport Lajoie, est souhaité par le conseil des partenaires. Qui n’est ni à gauche ni à droite, puisqu’y siègent le Medef et l’Uriopss, ATD-Quart monde et la Fédération des promoteurs immobiliers…
Au fond, ses membres appellent d’une seule voix à un sursaut collectif pour tenir les fabuleuses promesses des années à venir. Loin d’être un machin oisif et inutile, le conseil des partenaires démontre qu’un chemin est possible. Pour peu que l’on sorte des postures défensives guidées par une frilosité anxieuse qui doit céder le pas à la confiance. On n’a jamais été si près du but.