La chapelle de la Sorbonne franchit la première étape de sa restauration

Soirée inaugurale de la première étape de la restauration de la chapelle de la Sorbonne, fermée depuis un quart de siècle, jeudi 10 septembre, en présence de nombreuses élus et personnalités du monde de la culture et du patrimoine. Les tombeaux ont été remis en état au printemps 2024, les portes sur la place de la Sorbonne restaurées à l’été 2025, puis, depuis janvier 2026, les médaillons peints de la suite de Philippe de Champaigne et les peintures murales du transept. Les phases suivantes porteront sur la coupole, les chapelles latérales et la tribune de l’orgue, puis sur la mise aux normes de sécurité et l’accessibilité.

Soirée inaugurale des travaux de restauration de la Chapelle de la Sorbonne, jeudi 10 septembre. © Jgp

Emmanuel Grégoire, maire de Paris. © Jgp

Les médaillons de Philippe de Champaigne ont été restaurés. © Jgp

La Théologie, du peintre Louis Charles Timbal (1821-1880). © Jgp

« Ces travaux, engagés pour rendre à ce monument exceptionnel sa splendeur originelle, ont passé une étape décisive. Et enfin, au cœur du Quartier latin, revit un pan entier de l’histoire de notre ville », a salué Emmanuel Grégoire. Le maire de Paris a salué les artisans qui ont « rendu sa beauté à un monument emblématique, ouvert à la fois sur la ville et sur le monde universitaire », citant les médaillons de Philippe de Champaigne à la base de la coupole et les toiles marouflées du XIXe siècle de Louis Charles Abbal, dans les deux bras du transept.

Derrière les portes monumentales de l’édifice, le maire de Paris voit « toute la complexité et toute la richesse de notre histoire ». « Lieu de culte, lieu de culture, symbole de la monarchie, lieu de la Révolution, chef-d’œuvre classique, elle est également un lieu de savoir, de création et de résistance. Et d’ici 2030, un cœur à nouveau battant du Quartier latin. »

Julie Benetti, rectrice de l’académie de Paris et chancelière des universités. © Jgp

La chapelle de la Sorbonne, qui abrite le tombeau du cardinal de Richelieu, principal mécène de l’édification du bâtiment. © Jgp

Mathilde Augé, directrice exécutive du World Monuments Fund France.© Jgp

La chapelle vue de la cour intérieure. © Jgp

L’édifice abrite depuis 1945 une crypte des résistants, où reposent dix professeurs et deux étudiants. « La chapelle n’a pas vocation à être seulement un monument restauré. Elle doit redevenir un lieu vivant, un lieu de culture, un lieu de recueillement et de transmission », a plaidé Julie Benetti, rectrice de l’académie de Paris et chancelière des universités. Son inscription sur la Watch List 2025 du World Monuments Fund, seul monument français retenu, a lancé le projet. Le public a déjà répondu : près de 1 600 visiteurs lors de la Nuit blanche 2025, plus de 15 000 en deux jours lors des Journées européennes du patrimoine, un record absolu pour la Sorbonne.

L’essentiel de la semaine du 7 septembre 2026 en quelques clics

Cette semaine, l’Île-de-France accélère sur les transports autonomes : Valérie Pécresse a présenté le premier projet francilien de transport collectif autonome. Île-de-France Mobilités vise un premier service à la demande dès 2028, avant un déploiement de plus de 100 véhicules à l’horizon 2030.

Côté agriculture, la région veut répondre à un été éprouvant, marqué par plusieurs épisodes de canicule et de sécheresse, avec un plan d’urgence de 5 millions d’euros. Présenté par Valérie Pécresse, le dispositif doit soutenir les exploitations fragilisées tout en renforçant leur adaptation aux épisodes climatiques à répétition.

Le sujet des data centers s’impose aussi dans le débat francilien. En Seine-Saint-Denis, où 27 infrastructures sont déjà implantées, Stéphane Troussel appelle dans nos colonnes à une pause et à une régulation publique, dénonçant un développement qui relève selon lui du « Far-west ». Un sujet qui dépasse largement le 93 : au Sibca, le 2 septembre, élus, investisseurs, énergéticiens et aménageurs ont souligné le défi posé par la multiplication des data centers, entre besoins liés à l’intelligence artificielle, préservation du foncier, consommation de ressources et acceptabilité locale. Tous défendent une approche fondée sur l’anticipation, la sobriété et la recherche de bénéfices partagés.

Friche industrielle en cours de réhabilitation à Dammarie-les-Lys. © Jgp

Dans le 13e arrondissement de Paris, le promoteur Patrice Pichet et le maire Jérôme Coumet ont inauguré mercredi 9 septembre deux bâtiments au sein de la ZAC Paul-Bourget, porte d’Italie : près de 8 000 m² de bureaux du projet Le Cercle, issu de la première édition d’Inventons la Métropole du Grand Paris, ainsi que l’hôtel All Suites Paris 13.

À Dammarie-lès-Lys, Rio Tinto poursuit de son côté la réhabilitation d’un ancien site industriel dans le quartier Saint-Louis. L’évacuation des matériaux issus de l’ancienne activité marque une étape importante d’un chantier destiné à libérer le foncier pour de futurs usages.

Enfin, le logement neuf reste sous pression. Les promoteurs, qui espéraient un redémarrage porté par les promesses politiques et un léger frémissement de la demande, accusent une rechute brutale au deuxième trimestre 2026, avec des commercialisations en baisse particulièrement marquée en Île-de-France.

L’essentiel de la semaine du 31 août 2026 en quelques clics

C’est la rentrée, et avec elle l’heure des premiers bilans. La période estivale a été marquée par une forte fréquentation touristique : entre juin et août, 13,3 millions de touristes ont été accueillis en Île-de-France, soit 3 % de plus qu’un an auparavant, pour 7 milliards d’euros de dépenses.

Mais derrière cette image d’une région attractive, la crise du logement reste particulièrement visible. À Paris, le conflit au Samusocial et les campements de familles ont mis en lumière, au cœur de l’été, les tensions persistantes autour de l’hébergement d’urgence. Dans nos colonnes, Patrick Ollier, président de la Métropole du Grand Paris, affiche son objectif d’adopter en décembre prochain le deuxième arrêt du plan métropolitain de l’habitat et de l’hébergement (PMHH).

Au Sibca © Sylvain Renard

Autre sujet sensible de cette rentrée : les transports. Le RER D, dont les performances se sont dégradées ces derniers mois, notamment en matière de ponctualité, fait désormais l’objet d’une attention renforcée de la part de Valérie Pécresse, qui a décidé de lancer une expertise indépendante, sur le modèle de celle menée sur le RER B. Pendant ce temps, le Grand Paris Express continue de mobiliser les financements. À Nanterre, la Banque européenne d’investissement et la Société des Grands Projets ont signé un nouvel accord, portant à 6,5 milliards d’euros l’engagement de l’institution européenne en faveur de la ligne 15.

La semaine a également été marquée par la disparition d’Édouard Balladur. L’ancien Premier ministre est mort lundi à Paris, à l’âge de 97 ans. En 2009, son rapport « Il est temps de décider » avait notamment proposé de fusionner Paris et les trois départements de la petite couronne au sein d’une collectivité unique, une réflexion qui résonne encore dans les débats sur la gouvernance métropolitaine.

Enfin, le Salon de l’immobilier bas-carbone, organisé au Grand Palais, a largement placé la rentrée sous le signe de l’adaptation climatique. Architectes, promoteurs, industriels de l’eau et élus ont confronté leurs solutions pour passer de la « ville surchauffée » à la « ville résiliente », tandis que d’autres tables rondes ont interrogé la capacité des collectivités à prendre soin des habitants et des territoires face au croisement des crises climatique, sanitaire et du logement. L’État, La Poste Immobilier, ADP et AREP ont également présenté leurs stratégies pour décarboner et adapter des parcs immobiliers qui représentent des millions de mètres carrés.

Rafraîchir la ville : les quatre leviers d’une adaptation à marche forcée

Architecte, promoteur, industriel de l’eau et maire-aménageur ont confronté leurs solutions, le 1er septembre au Grand Palais, lors de la 5e édition du Salon de l’immobilier bas-carbone (Sibca). La table ronde « De la ville surchauffée à la ville résiliente – Régénération urbaine et leviers du rafraîchissement » a privilégié les exemples chiffrés aux déclarations d’intention.

 

Le Syctom distingué pour sa gestion de l’incendie du centre de tri des Batignolles

C’est dans le cadre de la soirée des cinq ans du Sibca, le Salon de l’immobilier bas-carbone, que Thomas Hantz, président de l’association des Acteurs du Grand Paris, a choisi de récompenser Corentin Duprey, président du Syctom, l’agence métropolitaine des déchets. Les Acteurs du Grand Paris, qui célèbrent cette année leurs quinze ans, ajoutent ainsi à leurs trois Grands Prix (réalisation, personnalité, engagement) une distinction inédite, destinée à récompenser « l’excellence invisible, ce qui ne se voit pas, ce dont on ne parle pas et qui pourtant fait que les populations vivent bien leur vie quotidienne ». L’idée est née dans le bureau de Geoffroy Boulard, maire du 17e arrondissement, après l’incendie du site du Syctom aux Batignolles, a expliqué Thomas Hantz : 900 000 personnes dépendaient de cette installation et « n’ont rien vu en termes d’impact sur leur vie quotidienne ». « Le service public, il ne faut pas le considérer que quand il dysfonctionne, il faut aussi savoir le reconnaître quand il fonctionne bien », a souligné Thomas Hantz.

Corentin Duprey et Thomas Hantz. © Sylvain Renard

Férielle Deriche, directrice générale du Sibca. © Jgp

Corentin Duprey a rappelé que le centre de tri de collecte sélective, d’une capacité de 50 000 tonnes, avait été « quasiment entièrement brûlé » une nuit d’avril 2025. Et que dès le lendemain, toutes les bennes des 900 000 habitants concernés, du nord-est de Paris à Plaine Commune, Boucle Nord de Seine et Paris Ouest La Défense, disposaient d’un exutoire. « Il n’y a eu aucune interruption du service public », s’est-il félicité.

Le président du Syctom, qui partage ce prix avec les 90 délégués du syndicat, a adressé un message au public, très majoritairement issu du privé : « Nous ne sommes pas concurrents, nous avons besoin les uns des autres. Le service public est le principal client d’une très grande majorité du secteur privé. L’affaiblir, c’est vider les carnets de commande. »

 

Julien Roux : « Avec Énergies du Grand Paris, le réseau de la CPCU va devenir plus vert »

Pouvez-vous nous rappeler l’historique du contrat que la société d’économie mixte à opération unique (Semop) « Énergies du Grand Paris », que vous dirigez, va opérer ?

Le réseau de chaleur parisien et grand-parisien existe depuis bientôt 100 ans : la Compagnie parisienne de chauffage urbain (CPCU) l’exploite depuis 99 ans, dans le cadre d’une concession qui arrive à son terme le 31 décembre prochain. Au titre de ses ambitions de transition énergétique et écologique, la Ville de Paris a relancé un appel d’offres pour confier le réseau à un nouvel opérateur à partir du 1er janvier 2027, avec trois ambitions : rendre ce réseau plus résilient et plus robuste, notamment face aux crues, dont le choc thermique peut endommager des canalisations de vapeur à plus de 200 degrés ; le rendre plus vert ; et le développer.

Quelles sont selon vous les qualités qui ont valu à votre projet d’être retenu ?

Le projet que nous portons en termes de verdissement, de modernisation et de développement est ambitieux. Le développement : nous allons passer de 450 000 équivalents logements – environ 1 million d’habitants chauffés – à 700 000 en 2034, presque le double. Le verdissement : nous passerons de 50 % à 76 % d’énergies renouvelables et de récupération, et diviserons par deux les émissions de CO2. Et la lutte contre la précarité énergétique : en s’affranchissant du gaz au profit d’énergies renouvelables et potentiellement moins coûteuses, le projet permettra de baisser la facture des abonnés de près de 70 %, notamment ceux des logements sociaux, une attente de la collectivité.

Comment fonctionne la SEM à opération unique ad hoc, créée pour l’occasion ?

Julien Roux, directeur général de la Semop « Énergies du Grand Paris ». © DR

L’actionnariat réunit à 51 % le groupement industriel – Dalkia, filiale à 100 % d’EDF, Eiffage et RATP Solutions Ville–, à 34 % la Ville de Paris, et à 15 % la Banque des territoires, tiers de confiance. La présidente est Carine Petit, maire du 14e arrondissement ; j’en suis le directeur général.

La Ville, autorité concédante, nous a confié le réseau pour 25 ans par une délégation de service public. Énergies du Grand Paris est une société de plein exercice, propriétaire de ses installations pendant la durée du contrat. Au 1er janvier, elle reprend les actifs – réseaux, centrales – en versant à la CPCU un droit d’entrée d’un peu moins de 800 millions d’euros. Elle perçoit les recettes des abonnés, supporte ses charges et porte les 3,4 milliards d’euros d’investissements des premières années.

Pourquoi avez-vous décidé de baptiser la Semop « Énergies du Grand Paris » ?

Énergies au pluriel, parce que nous multiplions les sources d’alimentation du réseau. Aujourd’hui, le réseau fonctionne avec du gaz, la biomasse de Saint-Ouen [Seine-Saint-Denis] et la chaleur de récupération des trois unités de valorisation énergétique du Syctom. Nous ajoutons la géothermie profonde, la chaufferie CSR de Vitry [Val-de-Marne], la récupération de chaleur fatale sur le métro, la récupération de chaleur sur la Seine – qui préchauffera Thermo-sur-Seine –, du biogaz et de l’électricité décarbonée.

Et du Grand Paris, pour bien signifier que cette infrastructure est au service des Grands-Parisiens, dans 17 communes d’Île-de-France. À Vitry, 21 000 équivalents logements et des écoles sont chauffés par ce réseau. Pour les 25 prochaines années, lui donner ce nom du Grand Paris, c’est un message politique fort.

Rappelez-nous ce qu’est un réseau de chaleur ?

C’est un chauffage central à l’échelle d’une ville. Chez vous, la chaudière chauffe l’eau qui circule dans les radiateurs. Ici, les centrales de production chauffent le réseau, et les radiateurs, ce sont les abonnés. Le réseau alimente Paris et 16 autres collectivités – c’est bien pour cela que l’on parle de réseau métropolitain –, avec 500 km de canalisations souterraines et neuf centrales de production. Il a une particularité : il distribue de la vapeur, et non de l’eau chaude comme la quasi-totalité des réseaux français. Il est si gros – le plus grand de France – qu’avec de la vapeur, on véhicule beaucoup plus de chaleur qu’avec de l’eau chaude.

Qui sont vos abonnés ?

Nous en comptons 6 200, et environ 15 % de la chaleur est livrée en dehors de Paris. Tous les hôpitaux de l’AP-HP sont exclusivement fournis en chaleur par le réseau, c’est important de le dire. Nous avons aussi des bailleurs sociaux, des copropriétés, des bâtiments tertiaires, des écoles : l’Opéra Garnier et Notre-Dame sont chauffés par le réseau. Aujourd’hui, 50 % de la chaleur est issue du gaz, presque exclusivement du gaz gris : la part de gaz vert est marginale. Or ce gaz est carboné et son prix dépend de la conjoncture internationale. L’une des ambitions du projet, c’est de s’en affranchir autant que possible.

Comment ?

Pour le développement, nous allons étendre le réseau de près de 40 % vers les zones blanches de Paris, les quartiers qui ne sont pas alimentés aujourd’hui, à partir de géothermie profonde. Dix installations de géothermie sont prévues dans Paris, trois sont déjà à l’étude. La géothermie ne produit pas de vapeur mais de l’eau chaude : ces extensions prendront la forme de boucles d’eau chaude. Pour l’existant, la partie vapeur, nous allons construire Thermo-sur-Seine, une chaufferie alimentée par des combustibles solides de récupération (CSR), qui, elle, produira de la chaleur à partir de la vapeur.

Ces forages dans Paris ne vont-ils pas générer des nuisances ?

Un puits réalisé est un ouvrage statique qui ne génère aucune nuisance. En revanche, le chantier occupe un terrain de quelques milliers de mètres carrés pendant quelques mois, jusqu’à un an. Il faut une surface suffisante. Nous travaillons d’ores et déjà sur trois projets, en négociation avec la Ville et pas encore validés.

La chaufferie CSR prévue dans le projet Thermo-sur-Seine, aux Ardoines, à Vitry-sur-Seine, suscite des critiques : pourquoi l’implanter dans un territoire déjà très sollicité, et avec quels effets sur l’environnement ?

Nous souhaitons répondre à toutes ces questions, qui sont légitimes. Une concertation sous l’égide de la Commission nationale du débat public s’est ouverte le 1er septembre et se poursuivra jusqu’au 1er novembre, avec des réunions publiques et des ateliers. Sur le fond, d’abord : les déchets qui permettent de produire ce combustible sont aujourd’hui encore enfouis. Les activités économiques d’Île-de-France produisent 6 millions de tonnes de déchets par an, dont 2 millions sont enfouies et génèrent du méthane. Nous allons en prélever 450 000 tonnes pour les valoriser en chaleur : c’est bien de la chaleur renouvelable et de récupération.

Ensuite, sur le choix du site. Il fallait un terrain proche du réseau, au bord de la Seine pour livrer le combustible par barge, et compatible avec des enjeux industriels. Les Ardoines ont une histoire industrielle forte : EDF y a produit de l’électricité pendant des décennies, avec des centrales thermiques au charbon. Et le réseau y exploite aujourd’hui une cogénération et une chaufferie au gaz qui émettent du CO2, des oxydes d’azote et du monoxyde de carbone. Nous arrêtons ces deux installations pour en démarrer une autre, qui émettra deux fois moins de monoxyde de carbone, quatre fois moins d’oxydes d’azote et 20 % de poussières en moins. Nous améliorons donc la qualité de l’air.

Et les autres émissions, les métaux par exemple ?

Nous réalisons une cartographie, avec des prélèvements sur le territoire, pour établir une situation zéro, suivie par la préfecture, par des organismes externes et par un comité citoyen, avec des données en ligne. Nous construisons avec les meilleures technologies disponibles, sous autorisation de l’État, selon des normes très élevées que nous essaierons de dépasser. Ce type d’installation est très courant en Allemagne ou au Danemark, y compris en milieu urbain : 70 % des CSR y sont valorisés, contre 30 % en France. Dalkia met en service une installation similaire à Lannemezan [Hautes-Pyrénées], dont les premiers tests dépassent les engagements. Le CSR sera la source principale.

Les communes desservies siègent-elles au sein de la Semop ?

Le conseil d’administration réunit les représentants des actionnaires et des censeurs, sans droit de vote, pour les quatre collectivités qui accueillent des outils de production – Ivry, Issy-les-Moulineaux, Saint-Ouen, Vitry – et pour le Syctom. Un comité territorial, plus large, intègre les 16 communes alimentées en plus de Paris. La volonté de la Ville était d’ouvrir cette gouvernance.

Que vont devenir les 560 salariés de la CPCU ?

Ils rejoignent Énergies du Grand Paris au 1er janvier, et certains sont déjà arrivés. Ils détiennent l’expertise. Pas de plan social, au contraire : nous allons recruter et former. Leur rattachement à la convention collective des industries électriques et gazières, celle d’EDF, est conservé, y compris pour les futurs embauchés. C’était une évidence.

Et vous-même ?

Je suis ingénieur et je viens du groupe Dalkia, avec près de 20 ans d’expérience dans les réseaux de chaleur.

« Revoir les Nuages » : une exposition au pied des tours d’Émile Aillaud à Nanterre

Le Pavillon de l’Arsenal s’associe au Collectif Feuille de sauge (Anaïs Fernon, Camille Sardet, Clémence Bondon) pour cette exposition collective, présentée au rez-de-chaussée de la Tour 123, 123 avenue Pablo Picasso à Nanterre (Hauts-de-Seine), qui propose de redonner vie aux verres des emblématiques fenêtres « feuilles de sauge » des tours Nuages. Treize créateurs, designers et architectes ont transformé les vitrages emblématiques des tours dessinées par Émile Aillaud, ensemble labellisé Patrimoine du XXe siècle, en objets à nouvel usage.

© DR

L’exposition s’inscrit dans la Paris design Week, les Journées européennes du patrimoine et la rénovation urbaine du quartier Parc sud. Elle prolonge l’histoire du site, marquée par les mosaïques du muraliste Fabio Rieti et la sculpture « Serpent » de Laurence Rieti. La collection circulera ensuite vers La Terrasse espace d’art et le CAUE92, avant d’être cédée à des structures locales.

« Revoir les nuages », 123 avenue Pablo Picasso,Nanterre, du 9 au 23 septembre, du lundi au vendredi de 12h à 18h, le week-end de 12h à 19h.

Un parc à thème « Dragon Ball » annoncé dans le Val-d’Oise, avec un investissement saoudien de 6 milliards d’euros

C’est un investissement de six milliards d’euros qu’ont annoncé lundi 24 août le président de la République Emmanuel Macron et le prince héritier d’Arabie Saoudite Mohammed Ben Salmane, en visite à Paris, Le projet doit s’implanter à Courdimanche (Val d’Oise) sur l’ancien site du parc Mirapolis, fermé pour faillite en 1991 après quatre ans d’exploitation. Des logements pour les salariés et la population locale, ainsi que des hôtels, sont également prévus.

Trois parcs à thème ont été annoncés dans le Val-d’Oise, dont l’un dédié à l’univers Dragon Ball. © DR

Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, a salué un projet « de l’ampleur de Disney qui pourrait vraiment conforter l’attractivité touristique de l’Île-de-France », affirmant travailler sur ce dossier depuis dix-huit mois.

Le groupe Gauche Communiste, écologiste, citoyenne et apparenté·es à la Région, par la voix de sa présidente Céline Malaisé et de la conseillère régionale du Val-d’Oise Cécile Dumas, a exprimé des réserves sur « la manière présidentielle d’aménager le territoire francilien » tout en reconnaissant un potentiel de créations d’emplois. Le groupe réclame des clauses sociales pour l’embauche de jeunes franciliens, le relogement des gens du voyage présents sur le site, ainsi qu’un renforcement des transports en commun, notamment le prolongement du tramway T13 jusqu’au futur parc.

 

 

Tour piéton du Grand Paris express : c’est (re)parti !

Cette année, les lignes 18, dont un premier tronçon, reliant le plateau de Saclay à la gare de Massy, sera mis en service à la fin de l’année, et 15 Sud, dont l’ouverture est annoncée pour le second semestre de l’année prochaine, servent de tracé aux randonnées quotidiennes organisées par Enlarge your Paris et la Société des Grands Projets, du 21 au 30 août. L’occasion, pour les nombreux randonneurs de ces journées gratuites et érudites, de découvrir autrement le Grand Paris Express et, plus largement, le Grand Paris.

1ère étape de la 7e édition du tour piéton du Grand Paris express vendredi 21 août. © Jgp

Vianney Delourme (Enlarge your Paris), lors du départ de la journée, gare de Versailles-Chantiers. © Jgp

Les cartes du tour piéton, dessinées par l’Atelier parisien d’urbanisme. © Jgp

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Vendredi 21 août, pour la première journée, les participants, partis de la gare de Versailles-Chantiers, qui accueillera en 2030 le troisième tronçon de la ligne 18 dans une gare signée de l’architecte autrichien Dietmar Feichtinger, ont notamment traversé la vaste forêt domaniale de Versailles et longé les étangs de la Minière, qui font partie du site classé de la vallée de la Bièvre, où nichent et se reproduisent canards, cygnes, poules d’eau, hérons, foulques et grèbes huppés.

Ils ont parcouru le bois des Roussières, à Guyancourt (Yvelines), partie intégrante du Parc des Sources de la Bièvre, et découvert, pour la pause pique-nique, le vaste ensemble architectural des Arcades du Lac imaginé par l’architecte catalan Ricardo Bofill, dans le quartier de la Sourderie à Montigny-le-Bretonneux (Yvelines). Avant de rejoindre la gare de Trappes.

La forêt domaniale de Versailles et le bois des Roussières ont notamment été traversés par les randonneurs. © Jgp

L’arrivée aux Arcades du Lac imaginé par l’architecte catalan Ricardo Bofill. © Jgp

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« Nous arpentons une galerie d’art à ciel ouvert, commente Vianney Delourme, d’Enlarge your Paris, car c’est bien de culture qu’il s’agit. Le Grand Paris Express ne relie pas seulement des gares : il connecte des musées, des scènes nationales, des ateliers d’artistes et des architectures remarquables. Du château de Versailles au MAC VAL, de la Manufacture de Sèvres au futur Centre Pompidou francilien de Massy, de la Maison-atelier Foujita à la Tour aux figures de Jean Dubuffet, cette édition 2026 révèle un archipel culturel bientôt accessible à tous en métro. ».

Ce vendredi, un représentant de la Société des grands projets, l’expert en mobilités François Narolles, Martin Wolf, de l’Atelier parisien d’urbanisme (Apur), et l’urbaniste Imran Al-Saadi ont commenté les différentes étapes du parcours.

Retrouvez toutes les informations sur le site d’Enlarge your Paris 

Paris se prépare à la visite du pape Léon XIV

Le pape Léon XIV effectuera, du 25 au 28 septembre, son premier voyage apostolique en France. Paris constituera la première étape de ce déplacement, avec plusieurs rendez-vous institutionnels et religieux, de Notre-Dame au Stade de France, avant une messe géante place de la Concorde et sur les Champs-Élysées. Quelque 500 000 fidèles sont attendus pour ce dernier rendez-vous.

 

P. Hardouin (CEO d’Equans France) : « Nous préparons désormais des plans d’urgence climatique »

Né en 2022 au sein du groupe Bouygues, à partir des activités multitechniques auparavant logées chez Engie, Equans France revendique 650 agences, 35 000 collaborateurs et plus de 137 implantations en Île-de-France. Pierre Hardouin, son directeur général, détaille les savoir-faire du groupe en génie climatique et électrique, ses chantiers pour le Grand Paris Express et la RATP, et sa stratégie de décarbonation face aux canicules.

 

Classement de Shanghaï 2026 : Sorbonne Université décroche, les trois autres universités franciliennes tiennent leur rang

Le classement de Shanghaï, référence mondiale fondée sur des critères bibliométriques et de distinctions scientifiques (prix Nobel, médailles Fields, publications dans Nature et Science), distingue cette année encore les mêmes quatre universités franciliennes parmi les cent premières mondiales que lors des deux éditions précédentes : l’université Paris-Saclay, PSL, Sorbonne Université et l’université Paris Cité. Aucune nouvelle institution régionale ne fait son entrée dans le top 100, et aucune n’en sort. Le socle des grands établissements franciliens de recherche, construit au fil des politiques de regroupement universitaire engagées depuis une dizaine d’années, reste ainsi intact. Les trois premières universités du classement sont américaines : Harvard université, Stanford université et Massachusetts institut of technology.

Paris-Saclay stable, un rang sous son record de 2024

L’université Paris-Saclay conserve sa 13e place mondiale, un rang inchangé par rapport à 2025, mais en retrait par rapport à son meilleur résultat, la 12e place obtenue en 2024. L’établissement demeure la première université française et européenne du classement, devançant ses homologues du continent. L’université de Cambridge (4e) est la seule université européenne à la précéder au niveau mondial. Paris-Saclay associe des composantes universitaires en sciences, médecine, pharmacie, droit et économie, des grandes écoles telles que CentraleSupélec, AgroParisTech, l’ENS Paris-Saclay et l’Institut d’Optique, ainsi que des institutions associées comme l’UVSQ et l’université d’Évry-Val-d’Essonne.

Visite du club des Acteurs du Grand Paris à Saclay. © Narcisse Agency

PSL retrouve son niveau de 2024

Paris Sciences et Lettres (PSL) regagne une place et revient à la 33e position mondiale, celle qu’elle occupait déjà en 2024, après un recul à la 34e place en 2025. Cette université de recherche pluridisciplinaire, qui rassemble notamment le Collège de France, l’ENS, Dauphine, les Mines, l’École des chartes, l’Observatoire de Paris, l’ESPCI, l’Institut Curie, l’EPHE et le Conservatoire, reste ainsi dans le top 40 mondial pour la troisième année consécutive.

Sorbonne Université, net recul

C’est le fait marquant de cette édition 2026 : Sorbonne Université recule de douze places, passant de la 43e à la 55e position mondiale, après avoir déjà perdu deux rangs entre 2024 et 2025 (de la 41e à la 43e place). En deux ans, l’établissement né de la fusion entre Paris-Sorbonne et Pierre-et-Marie-Curie a ainsi cédé quatorze places Sorbonne Université fédère plusieurs facultés, en sciences, santé et arts notamment, et travaille en lien avec le CNRS, l’Inserm, l’Inria et l’IRD, ainsi qu’avec des établissements associés comme le Muséum national d’histoire naturelle.

Paris Cité franchit un nouveau palier

À l’inverse, l’université Paris Cité poursuit sa progression et gagne trois places, passant de la 60e à la 57e position mondiale, après deux années consécutives de stabilité à la 60e place. Il s’agit du meilleur classement obtenu par l’établissement depuis sa création en 2019, issue de la fusion de Paris-Descartes et Paris-Diderot et du rattachement de l’Institut de physique du globe de Paris, et depuis sa première apparition dans le classement de Shanghaï en 2020. Cette progression confirme la trajectoire ascendante engagée par l’université, portée notamment par ses liens avec l’AP-HP et l’Institut Pasteur.

Pas de nouvel entrant francilien

Au-delà de ces quatre universités, aucun autre établissement d’Île-de-France n’intègre le top 100 mondial en 2026. L’Institut Polytechnique de Paris, positionné dans la tranche 201-300, reste hors de cette sélection. En tête du palmarès mondial figurent, comme les années précédentes, Harvard, Stanford et le Massachusetts Institute of Technology.

Pour mémoire, l’ARWU repose sur six critères : le nombre de prix Nobel et de médailles Fields parmi les anciens élèves puis parmi les chercheurs, le nombre de chercheurs les plus cités dans leur discipline, le nombre d’articles publiés dans les revues Nature et Science, le nombre d’articles indexés dans les bases Science Citation Index et Social Sciences Citation Index, et la performance académique rapportée à la taille de l’institution.

La Caisse d’Épargne au secours de la forêt de Fontainebleau incendiée

Des incendies de très grande ampleur ont ravagé la forêt de Fontainebleau les 12 et 13 jullet derniers. © DR

Avec ce don, l’ONF pourra engager des travaux de première urgence pour sécuriser les zones sinistrées, réaliser les diagnostics écologiques et forestiers, et préparer la reconstruction du massif. La Caisse d’Épargne Île-de-France renforce ainsi son engagement en faveur de ce patrimoine naturel et historique, emblématique de l’Île-de-France. Banque coopérative de proximité, forte de sa labellisation Afnor Engagée RSE, la Caisse d’Épargne Île-de-France inscrit cette contribution dans une démarche durable, au cœur de sa stratégie d’Impact, indique l’établissement.

« Fidèle à son histoire et à ses engagements, la Caisse d’Épargne Île-de-France s’inscrit dans le temps long ; elle accompagne et soutient son territoire, y compris dans les moments difficiles », indique François de Laportalière, président du directoire de la Caisse d’Épargne Île-de-France.

Le tunnel de Saint-Cloud (A13) fermé pour travaux du 16 novembre 2026 au 31 août 2027

Du lourd. Pour sa première conférence de presse, le nouveau préfet de la région d’Île-de-France, préfet de Paris, a annoncé rien de moins que la fermeture du tunnel de Saint-Cloud sur l’A13 dans le sens Paris-province. Et ce du 16 novembre 2026 au 31 août 2027. Le préfet Georges-François Leclerc, entouré d’Emmanuelle Gay pour la Drieat (*) et de Bernard Cathelain pour la Société des grands projets, a expliqué à la fois le pourquoi et le comment. Le tube nord du tunnel, dans le sens Paris-province, date des années 1930. Il n’a pas été conçu en béton armé, contrairement au tube sud (sens province-Paris), et n’a connu depuis sa construction que quelques rafistolages. « Les études conduites en 2024 et 2025 ont montré qu’il n’y avait pas d’urgence extrême à la conforter, mais qu’il était impératif de réaliser ces travaux dans les cinq ou dix années qui viennent. » Sauf que le tunnelier de la ligne 15 Ouest, qui reliera Pont de Sèvres à Saint-Denis Pleyel, va passer sous ce tunnel dans quelques mois, rendant cette intervention impérative. Les travaux consisteront à couler une nouvelle coque en béton armé à l’intérieur du tunnel existant.

Le préfet de la région d’Ile-de-France préfet de Paris Georges-François Leclerc, entouré d’Emmanuelle Gay (Drieat) et de Bernard Cathelain (SGP). © Jgp

L’entrée du tube nord du tunnel de Saint-Cloud (Paris – province), sur l’A13. © Jgp

C’est le groupement conduit par Vinci, qui réalise la portion de la 15 Ouest concernée, qui sera en charge des travaux, sous l’autorité de la SGP et de la Direction des routes d’Île-de-France (Dirif), pour un coût de 35 millions d’euros cofinancés par l’État et la SGP.

80 000 véhicules par jour

Les 80 000 véhicules qui utilisent chaque jour cet axe, à la fois pour des trajets infra- et inter-régionaux, vont devoir soit opter pour le report modal, solution que les pouvoirs publics vont s’employer à favoriser, soit utiliser un itinéraire bis. « C’est la principale crainte des maires des communes concernées », a souligné le préfet : celle de voir des hordes d’automobilistes, guidées par leur application favorite, emboliser les réseaux viaires des communes alentour. « Nous avons pris contact avec les responsables de ces plateformes et allons les appeler à la responsabilité », a martelé le représentant de l’État, qui a réuni lundi 20 juillet les principaux maires concernés. La présidente de Région, également présidente d’IDFM, Valérie Pécresse, va aussi être mise à contribution pour offrir aux automobilistes empêchés la meilleure offre de transport en commun, par Transilien, le RER ou le bus. « Un travail est engagé pour identifier les éventuelles difficultés sur les réseaux de bus locaux et les mesures de gestion du trafic à mettre en œuvre le cas échéant », indique la préfecture.

Lors de la dernière fermeture de l’A13 à ce niveau, en avril 2024, due à des problèmes d’infrastructures sur la chaussée, le taux de report modal vers les transports en commun s’était élevé à 7 % seulement. Un niveau que la préfecture espère voir largement dépassé cette fois.

Pas d’alternative

Le préfet a expliqué par le menu pourquoi cette fermeture du tube nord était en réalité la seule solution pour réaliser ces travaux. Les deux scénarios alternatifs – celui consistant à faire passer le tube sud à double sens, ou celui d’inverser son sens de circulation en milieu de journée, afin qu’il soit ouvert dans le sens province-Paris le matin et Paris-province le soir – ne tiennent pas, a-t-il été démontré. La mise à double sens du tube sud n’est pas envisageable à cause des embouteillages monstres qu’elle provoquerait, allant jusqu’à la paralysie complète de la circulation, a souligné Emmanuelle Gay. Celui d’une circulation alternée matin-soir n’est pas non plus possible, parce qu’il nécessiterait une longue fermeture de la totalité de la circulation de l’autoroute, dans les deux sens, en milieu de journée, les équipements de sécurité, de ventilation et de signalisation d’un tel tunnel ne s’inversant pas sur un claquement de doigts.

Le préfet Georges-François Leclerc. © Jgp

Emmanuelle Gay. © Jgp

« J’ai en l’espèce trois priorités, a résumé le préfet Leclerc : la sécurité des usagers, celle des agents de la direction des routes, et la nécessité de ne pas retarder l’ouverture de la ligne 15 Ouest du Grand Paris express. » Les deux scénarios alternatifs à celui retenu avaient également pour conséquence de demander des travaux préparatoires qui auraient retardé le passage du tunnelier, et donc l’ouverture de la ligne 15 Ouest. « Tout ce qui contribue à accélérer l’ouverture des lignes du Grand Paris express est favorable au climat », a ajouté Bernard Cathelain, membre du directoire de la SGP, rappelant que le réseau de métro automatique constituait un puissant vecteur de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

L’autoroute A13 sera par ailleurs totalement fermée en juillet-août 2027, dans les deux sens, au niveau du viaduc de Saint-Cloud, qui nécessite également d’importants travaux de rénovation.

(*) Drieat : Direction régionale et interdépartementale de l’équipement, de l’aménagement et des transports

L’essentiel de la semaine du 13 juillet 2026 en quelques clics

Comme chaque 14 juillet, la promotion de la Légion d’honneur a distingué plusieurs personnalités liées de près ou de loin au Grand Paris. Entrepreneurs, élus, dirigeants d’opérateurs de services urbains, artistes ou encore représentants des cultes figurent parmi les récipiendaires de cette édition 2025.

À Saint-Denis, le Centre aquatique olympique se prépare à son prochain grand rendez-vous avec les championnats d’Europe de natation. La Métropole du Grand Paris, qui finance notamment les adaptations nécessaires au site, a constaté l’avancée des travaux destinés à porter la jauge de 3 000 à 5 000 spectateurs.

Du côté de La Défense, la tour CB21, propriété de Covivio, fait l’objet d’une rénovation d’envergure confiée à l’architecte Nicolas Sisto. Le journal du Grand Paris s’est rendu sur place pour découvrir ce projet, qui entend retrouver l’esprit du bâtiment d’origine tout en l’adaptant aux nouveaux usages tertiaires.

Autre mouvement stratégique dans le quartier d’affaires : Icade est devenu l’unique propriétaire de la tour Eqho après avoir racheté les parts de ses partenaires sud-coréens.

Au CAO © Jgp

Au-delà des tours de bureaux, l’aménagement de l’ouest parisien se poursuit. Paris La Défense a signé cinq actes permettant le lancement de 64 000 m² de nouveaux programmes dans les quartiers des Groues et de Seine-Arche, à Nanterre.

Le marché résidentiel, lui aussi, connaît de profondes évolutions. À Paris, la location de luxe est portée par une clientèle étrangère toujours plus présente, notamment des cadres de la tech et de la finance venus pour des missions de quelques mois.

Les dynamiques économiques métropolitaines passent également par l’économie sociale et solidaire. Une étude publiée par l’Apur et la Chambre régionale de l’ESS d’Île-de-France souligne le poids de ce secteur dans l’emploi, la cohésion sociale et les transitions environnementales. Les auteurs appellent toutefois à renforcer les conditions de son développement, notamment face aux difficultés d’accès au foncier.

Canicule : la Caisse d’Epargne Île-de-France offre 33 climatiseurs à la Pitié-Salpêtrière

Alors que les fortes chaleurs fragilisent les patients hospitalisés, la banque régionale a choisi d’agir dans l’immédiat, là où les besoins des malades et des soignants se font les plus pressants. « Notre responsabilité est claire : être au rendez-vous, rapidement, là où les besoins sont les plus urgents », souligne Thomas Levet, Directeur exécutif, Affaires Institutionnelles de la Caisse d’Epargne Ile-de-France.

33 climatiseurs mobiles ont été livrés au groupe hospitalier de la Pitié-Salpêtrière grâce à un don de la Caisse d’Epargne Ile-de-France. © DR

Le don a été salué par son principal bénéficiaire. Chef du service d’oncologie médicale de la Pitié-Salpêtrière (AP-HP), le professeur Jean-Philippe Spano a exprimé sa gratitude sur LinkedIn, évoquant « un geste d’une solidarité exemplaire envers nos patients et nos soignants ». Il a remercié tout particulièrement Thomas Levet et les équipes de la Caisse d’Epargne Île-de-France, saluant un déploiement réalisé « en un temps record ».

« Depuis sa création, la Caisse d’Epargne inscrit son action dans une tradition d’utilité, fondée sur la solidarité et la capacité d’intervention rapide en période de crise. fait valoir François de Laportalière, président de la Caisse d’Epargne Ile-de-France. Premier financeur privé de l’hôpital public, la Caisse d’Epargne Ile-de-France s’engage également de manière durable à travers de nombreuses actions de mécénat, notamment en faveur de la recherche contre le cancer et du développement de thérapies, contribuant ainsi à améliorer la prise en charge globale des patients ».

Électricité : l’Île-de-France consomme 15 fois plus qu’elle ne produit

Première région consommatrice d’électricité de France, l’Île-de-France a vu sa consommation, corrigée des aléas climatiques et des effets calendaires, progresser de 1,1 % en 2025, à 66,3 TWh. Le chiffre représente 14,7 % de la consommation nationale, « en raison de sa forte densité de population et de son poids économique », relève RTE dans son bilan électrique régional, publié en juillet 2026.

En regard, la production francilienne s’établit à 2,9 TWh, en recul de 8,7 % sur un an (3,1 TWh en 2024). Elle couvre l’équivalent de 5 % de la consommation régionale : 95 % de l’électricité consommée en Île-de-France est acheminée depuis d’autres régions par le réseau de transport. RTE impute le repli à la baisse de la production thermique fossile, « en cohérence avec la tendance nationale », désormais très minoritaire.

Un mix régional en recomposition

La ventilation de cette production reste dominée par le thermique renouvelable et déchets (36,7 %, en repli de 7,4 %) et le thermique fossile (33,3 %, en chute de 24 %). Le solaire progresse fortement, à 16,7 % du total (+35 %), l’éolien recule à 10 % (-3,7 %), l’hydraulique s’établit à 3,3 % (+17,1 %).

Intervention sur le réseau. © Enedis

Côté parc, le photovoltaïque atteint 500 MW (+24,5 %) : 100 MW supplémentaires, qui se traduisent par une hausse « tout aussi modérée » de la production solaire, de l’ordre de 0,1 TWh. L’éolien plafonne à 100 MW, stable, comme le thermique renouvelable et déchets (300 MW) et l’hydraulique (20 MW).

Les data centers, nouveau front du raccordement

C’est le chiffre le plus scruté du document. Fin 2025, six data centers sont raccordés au réseau de transport francilien, pour 640 MW. Une cinquantaine sont en cours de raccordement, représentant 8 GW ; une trentaine, 7 GW, sont à l’étude. RTE prend soin de préciser que ces chiffres constituent « une photographie à l’instant T », appelée à évoluer quotidiennement, en particulier aux stades du raccordement et de l’étude.

Le raccordement de ces nouveaux consommateurs – industriels comme data centers – constitue, avec l’électrification des usages (chauffage, mobilités), l’enjeu que RTE met en avant pour atteindre la neutralité carbone en 2050.

Six milliards d’euros sur 15 ans

Pour y répondre, le gestionnaire annonce jusqu’à 6 milliards d’euros d’investissements en Île-de-France ces 15 prochaines années, destinés à adapter le réseau au changement climatique, le renouveler et le renforcer. Sont notamment cités le renouvellement progressif de 300 km de lignes souterraines dans Paris et la petite couronne, et des actions dans les postes électriques exposés au risque de crue.

En 2025, l’investissement s’est élevé à 263 millions d’euros, pour 237 projets sur un réseau de 5 900 km de liaisons aériennes et souterraines et 192 postes électriques, qui a donné lieu à 2 376 interventions et 40 477 demandes de travaux à proximité des ouvrages (DT/DICT). La région compte 61 sites de consommation industrielle et 12 sites producteurs.

L’entreprise emploie 1 614 salariés dans la région, avec 114 recrutements en CDI en 2025, dont 20 alternants en fin d’études, 80 alternants accueillis et 126 recrutements prévus en 2026. Elle réaffirme sa volonté de recourir à des entreprises ancrées localement, dont les structures d’insertion et les entreprises adaptées.

L’essentiel de la semaine du 6 juillet en quelques clics

La semaine politique s’est accélérée autour de la présidentielle : Philippe Castanet, ancien directeur général des services de la Métropole du Grand Paris, qu’il a quittée fin avril, a annoncé qu’il prendra les rênes de la campagne de David Lisnard.

Le logement a aussi occupé le devant de la scène au Sénat. Mercredi 8 juillet, les sénateurs ont adopté le projet de loi porté par le ministre du Logement Vincent Jeanbrun, après l’avoir largement remanié sur les volets fiscalité, logement social, rénovation énergétique et décentralisation. Le texte, qui arrivera à l’Assemblée nationale en septembre, comporte plusieurs enjeux pour l’Île-de-France, confrontée à une crise persistante de l’offre et de l’accessibilité du logement.

À Athis-Mons, l’heure était au bilan pour les Quartiers métropolitains d’innovation. Plus d’un an après son intégration à la deuxième promotion du dispositif porté par Paris&Co et la Métropole du Grand Paris, la commune a évalué six expérimentations urbaines.

À Créteil, Foncière logement a inauguré une résidence de 44 logements à loyer libre. © Jgp

Le patrimoine parisien se structure autour d’une nouvelle voix. Créée fin 2025, la Fédération Paris Histoire & Patrimoine réunit 11 associations engagées dans la sauvegarde de la mémoire architecturale et historique de la capitale ; son président Patrick Rollot détaille les ambitions de cette nouvelle alliance, notamment le rapprochement avec les grandes institutions patrimoniales parisiennes.

À Créteil, le renouvellement urbain du Haut Mont-Mesly franchit une nouvelle étape. L’association Foncière logement a inauguré mardi 7 juillet une résidence de 44 logements à loyer libre au 116, rue de Brie, en présence du maire Laurent Cathala.

Les vagues de canicule successives ont également révélé la fragilité du patrimoine scolaire parisien face aux fortes chaleurs, tandis que la Ville accélère ses travaux pour préparer des établissements adaptés à un climat plus chaud. Dans ce contexte, le débat sur la climatisation revient au premier plan. Franck Boutté, architecte et ingénieur spécialiste de la conception bioclimatique, explique dans nos colonnes que l’enjeu n’est pas seulement d’équiper les bâtiments en systèmes de refroidissement, mais de repenser la manière de concevoir les villes pour les rendre naturellement plus fraîches.

L’essentiel de la semaine du 29 juin en quelques clics

Cette semaine, les grands acteurs de la ville ont multiplié les prises de parole pour dessiner les contours des transformations à l’œuvre dans l’immobilier, le logement et la transition écologique. Directeur général d’Icade Promotion, Charles-Emmanuel Kühne a défendu une nouvelle approche de la reconversion des bureaux en logements, à travers un véhicule financier lancé avec la Banque des Territoires et la Caisse d’Épargne Île-de-France, tout en appelant à revoir le partage de la valeur et des risques entre les acteurs de la fabrique urbaine. À la tête de l’Observatoire régional de l’immobilier d’entreprise (Orie) depuis février, Nicolas Joly a, lui, détaillé les priorités de l’association pour 2026, alors que celle-ci s’apprête à célébrer ses 40 ans.

Dans le logement social, Seqens affiche un bilan 2025 solide, marqué par un niveau soutenu de construction et de réhabilitation malgré un contexte toujours difficile. Le secteur a également connu un mouvement de concentration avec le rachat par 1001 Vies Habitat du patrimoine francilien d’Erilia. Cette opération porte à près de 68 000 le nombre de logements sociaux gérés par le bailleur dans 239 communes d’Île-de-France.

Sur le front environnemental, la relance de la consigne pour recyclage des bouteilles plastiques continue de susciter une vive opposition des collectivités. Six syndicats franciliens, emmenés par le Syctom, menacent désormais de suspendre le reversement de la TGAP à l’État, faute de garanties sur le dispositif, tandis que les principales associations d’élus ont quitté la table de la concertation, dénonçant une « pseudo-concertation » et interpellant directement le Premier ministre.

La canicule a encore marqué les débats de la semaine. À l’Académie du climat, la Ville de Paris a transformé une rencontre consacrée à sa trajectoire de transition énergétique en retour d’expérience sur cet épisode de chaleur extrême, appelant à accélérer l’adaptation de la capitale face à un réchauffement qui s’intensifie.

Du côté de la gouvernance des grands opérateurs publics, Adrien Tiberti a été élu président du Siaap, permettant au Parti communiste de reprendre la tête du syndicat d’assainissement francilien après plusieurs semaines de tensions politiques.

Enfin, une étude de l’Apur et des CAF d’Île-de-France a mis en lumière les limites croissantes des aides au logement face à la hausse des loyers. Si ces dispositifs réduisent encore fortement le taux d’effort des ménages modestes, près de 83 000 foyers franciliens demeurent en situation de très grande précarité, en particulier dans le parc locatif privé.

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