La chapelle de la Sorbonne franchit la première étape de sa restauration

Fermée au public depuis plus de vingt-cinq ans, la chapelle édifiée au XVIIe siècle à l’initiative du cardinal de Richelieu a accueilli, le 10 septembre, une soirée inaugurale. La Ville de Paris, la Chancellerie des universités de Paris et le World Monuments Fund y ont présenté l’achèvement de la première phase des travaux, en présence du maire de Paris Emmanuel Grégoire.

Soirée inaugurale de la première étape de la restauration de la chapelle de la Sorbonne, fermée depuis un quart de siècle, jeudi 10 septembre, en présence de nombreuses personnalités du monde de la culture et du patrimoine.  Les tombeaux ont été remis en état au printemps 2024, les portes sur la place de la Sorbonne restaurées à l’été 2025, puis, depuis janvier 2026, les médaillons peints de la suite de Philippe de Champaigne et les peintures murales du transept. Les phases suivantes porteront sur la coupole, les chapelles latérales et la tribune de l’orgue, puis sur la mise aux normes de sécurité et l’accessibilité.

Soirée inaugurale des travaux de restauration de la Chapelle de la Sorbonne, jeudi 10 septembre. © Jgp

Emmanuel Grégoire, maire de Paris. © Jgp

Les médaillons de Philippe de Champaigne ont été restaurés. © Jgp

« Ces travaux, engagés pour rendre à ce monument exceptionnel sa splendeur originelle, ont passé une étape décisive. Et enfin, au cœur du Quartier latin, revit un pan entier de l’histoire de notre ville », a salué Emmanuel Grégoire. Le maire de Paris a salué les artisans qui ont « rendu sa beauté à un monument emblématique, ouvert à la fois sur la ville et sur le monde universitaire », citant les médaillons de Philippe de Champaigne à la base de la coupole et les toiles marouflées du XIXe siècle de Louis Charles Abbal, dans les deux bras du transept.

Derrière les portes monumentales de l’édifice, le maire de Paris voit « toute la complexité et toute la richesse de notre histoire ». « Lieu de culte, lieu de culture, symbole de la monarchie, lieu de la Révolution, chef-d’œuvre classique, elle est également un lieu de savoir, de création et de résistance. Et d’ici 2030, un cœur à nouveau battant du Quartier latin. »

Julie Benetti, rectrice de l’académie de Paris et chancelière des universités. © Jgp

Mathilde Augé, directrice exécutive du World Monuments Fund France.© Jgp

L’édifice abrite depuis 1945 une crypte des résistants, où reposent dix professeurs et deux étudiants. « La chapelle n’a pas vocation à être seulement un monument restauré. Elle doit redevenir un lieu vivant, un lieu de culture, un lieu de recueillement et de transmission », a plaidé Julie Benetti, rectrice de l’académie de Paris et chancelière des universités. Son inscription sur la Watch List 2025 du World Monuments Fund, seul monument français retenu, a lancé le projet. Le public a déjà répondu : près de 1 600 visiteurs lors de la Nuit blanche 2025, plus de 15 000 en deux jours lors des Journées européennes du patrimoine, un record absolu pour la Sorbonne.

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