La majorité municipale a présenté jeudi 3 octobre 2024 quelques-uns des temps forts qui marqueront le prochain conseil de Paris, qui se tiendra du 8 au 11 octobre. Il s’agira, notamment, d’organiser la prochaine étape de la mise en place de la ZFE (zone à faibles émissions), au 1er janvier 2025.
Prochaine étape dans la mise en place de la Zone à faibles émissions (ZFE) du Grand Paris, l’interdiction des véhicules Crit’Air 3 est fixée au 1er janvier 2025. Après trois reports successifs, ce nouveau tour de vis va faire passer le nombre de véhicules concernés par les restrictions de circulation à plus de 420 000 particuliers et 59 000 professionnels, selon l’Agence parisienne d’urbanisme (Apur).
Pour aider les plus vulnérables et les ménages les plus modestes, souvent dans l’incapacité de changer de véhicule, la ville de Paris propose la mise en place d’une dérogation destinée aux « petits rouleurs », qui pourront bénéficier 12 fois dans l’année d’une autorisation de circuler dans le périmètre de la ZFE. Ce pass 24 heures fait l’objet d’un avis présenté lors du prochain Conseil de Paris, qui se tient du 8 au 11 octobre.

La poursuite de la mise en oeuvre de la ZFE figure à l’agenda du conseil de Paris. © DR

David Belliard, adjoint aux mobilités. © Jgp
Autre mesure soutenue par l’exécutif parisien, à destination des professionnels : le cumul des aides à la conversion destinées aux TPE/PME. L’objectif est de permettre aux professionnels d’additionner les aides en provenance de la ville de Paris et celles accordées par la région Ile-de-France afin de remplacer un véhicule thermique par un véhicule électrique. « Ces soutiens financiers visent à effacer le surcoût d’achat des véhicules électriques », a souligné David Belliard, adjoint écologiste aux Mobilités, à l’occasion d’un point presse pré-conseil organisé le 3 octobre. Ces mesures devront ensuite être confirmées par la métropole du Grand Paris, dont dépend le déploiement de la ZFE. Avec Lyon, Paris reste la seule métropole française où les émissions de CO2 et de polluants ont continué à dépasser les seuils critiques recommandés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Dans la quarantaine de villes françaises initialement concernées par les ZFE, l’interdiction des véhicules Crit’Air 3 a pu être reportée, en raison de l’amélioration de la qualité de l’air.
Faciliter l’accès à une alimentation saine
Toujours en matière de circulation automobile, un vœu sera également déposé par le groupe écologiste pour la transformation du périphérique en boulevard urbain. Suite logique de l’abaissement de la limitation de vitesse à 50 km/h, cette mesure doit contribuer à améliorer les conditions de vie des riverains. L’apaisement du trafic automobile avait été étudié notamment en 2019 par des élus du conseil de Paris réunis au sein d’une mission dédiée et transpartisane.
Toujours pour améliorer la qualité de vie, une série d’expérimentations concernant l’accès à une alimentation saine et durable va être lancée, avec notamment la création d’une caisse alimentaire solidaire dans le 20e arrondissement. La délibération, portée par Audrey Pulvar, sera complétée par un dispositif spécifique testé sur une centaine d’étudiants tirés au sort, et la distribution de paniers bio et locaux à des ménages modestes dans les 18e et 19e arrondissements. Un comité scientifique sera chargé du suivi des mesures et d’établir un bilan dans un an.