N. Ledoux (Arcadis) : « Nos nouveaux bureaux constituent l’acte I d’une transformation inédite de notre entreprise »

Président d’Arcadis France, Nicolas Ledoux revient sur la configuration des nouveaux locaux de la société conseil en ingénierie, rue Raymond Losserand. Des bureaux emblématiques à la fois d’une nouvelle façon de travailler, plus horizontale, ainsi que de l’impact de la digitalisation sur l’ensemble des métiers d’Arcadis.

– Vous fêtez ce soir un peu plus que des nouveaux bureaux, au 200-216 de la rue Raymond Losserand, dans le XIV° arrondissement de Paris ?

Nicolas Ledoux : Nous ne fêtons pas ce soir une nouvelle innovation, ou un simple déménagement de siège social, mais bien l’acte I d’une transformation sans précédent de notre entreprise. Nous allons ouvrir un nouveau chapitre dans la longue histoire d’Arcadis en France. Cette transformation s’incarne dans ces nouveaux bureaux en premier lieu parce qu’ils démontrent notre nouvelle manière de travailler. Nous disposons dans ce nouvel espace de toutes les configurations, toutes les ambiances de travail possibles. Cela afin de permettre à nos salariés mais aussi à nos clients de tester différents parcours, diverses atmosphères, au gré de leur journée, et donc d’être en permanence dans l’agilité intellectuelle que peut générer un environnement de travail stimulant.

Nicolas Ledoux et Laetitia Haussy, responsable workplace & design d’Arcadis.© Jgp

C’est la raison pour laquelle sont organisés des espaces de repos, de relaxation, avec, par exemple, une salle de sieste pour nos salariés, des espaces d’échanges et d’interactions, avec une ambiance sonore et lumineuse plus active, des espaces de travail en mode collaboratif, avec des plateaux dédiés à certains projets, ainsi qu’un certain nombre d’aménagements, ce qui explique pourquoi nous avons dimensionné ces lieux de façon plus vaste que ce que nécessiterait le nombre de collaborateurs qui s’y trouvent. Nous disposons ainsi d’espaces que nous mettons à disposition de tout le groupe. Nos équipes projets d’autres pays, lorsqu’elles accompagnent un client en France, trouvent ici un hub de ressources à même de les accueillir.

Vous fêtez également votre retour dans Paris ?

Il est évident que là où d’autres sociétés ont pu faire le mouvement inverse, notre retour dans Paris marque également un signal fort vis-à-vis d’un écosystème de l’innovation avec lequel nous souhaitons nous connecter davantage. Le choix de la localisation n’est pas anodin. Se trouver à proximité du territoire de Grand Paris Seine Ouest (GPSO), aux portes d’Issy-les-Moulineaux tout en étant connectés à l’arc de l’innovation parisien représente pour nous un élément important. Cela matérialise géographiquement des collaborations qui existaient déjà. C’est un investissement pour nos partenaires, notre personnel et notre écosystème, mais je pense que le jeu en vaut vraiment la chandelle. Nous en mesurons d’ailleurs d’ores et déjà les bénéfices pour notre entreprise.

– Vous pratiquez le flex-office ?

Absolument, je ne dispose pas moi-même d’un bureau fixe. Le cadre de travail constitue plus que jamais un facteur d’attraction des talents. Quand les gens viennent travailler avec le sourire, parce qu’ils se sentent bien sur leur lieu de travail, ils vont clairement être plus productifs. C’est surtout pour nous, et c’est la raison qui fait que ni moi ni l’ensemble du comité de direction n’avons de bureaux fixes, un moyen d’interagir avec l’ensemble de nos équipes en permanence. Je m’astreins à changer de place tous les jours. Ce n’est pas de l’affichage, mais réellement un moyen de rentrer dans la conversation d’une équipe qui se pose des questions sur un projet, d’être sollicité sur la problématique d’un client.

– Le flex-office, c’est le triomphe de l’horizontalité ?

Il s’agit d’incarner dans la conception de notre lieu de travail l’horizontalité totale de l’entreprise. C’est un choix qui a déjà été fait il y a plusieurs années en Hollande, là où se situe notre siège mondial, et qui a été déployé ensuite dans un grand nombre de pays. La France rejoint cette tendance.

– Quelles sont les étapes à venir de la transformation d’Arcadis ?

La deuxième, que démontre aussi ces nouveaux locaux, designés par Laetitia Haussy, responsable workplace & design d’Arcadis, provient de l’impact de la digitalisation sur l’ensemble de nos métiers. Il ne s’agit pas seulement d’affirmer que tous nos projets sont en BIM : nous vivons à l’heure de l’automatisation, de la robotisation, de l’intelligence artificielle, pour gérer nos lacs de données qui sont d’une complexité folle, afin de parvenir à concevoir de nouvelles propositions, qui créent réellement de la valeur, à l’aide de ces technologies digitales.

Nicolas Ledoux, le 17 septembre 2019, lors de l’inauguration des nouveaux locaux d’Arcadis. © Jgp

Le groupe vient d’ouvrir son nouvel appstore, qui propose plus de 380 applications maisons, téléchargeables par nos 28.000 collaborateurs dans le monde. Cela illlustre cette digitalisation de plus en plus prégnante. Autre exemple, dans deux jours, nous accueillons à Paris l’équipe d’Arcadis dédiée à notre programme d’accélération, qui travaille à l’identification des start-ups qui interviendront dans la fabrique de la ville en 2030. Nous faisons actuellement un tour du monde pour inviter les start-up à s’y inscrire.

– Vous souhaitez également connecter davantage la France aux autres entités du groupe ?

Oui, notamment en réaffirmant nos valeurs, et un certain nombre d’engagements sociétaux et environnementaux. Arcadis est une société qui, depuis sa création en 1866, a eu des convictions extrêmement fortes sur le rôle et la valeur ajoutée qu’elle devait avoir dans la société. Aujourd’hui, très concrètement, pour la France, il s’agit par exemple de s’inscrire dans un programme de recrutement de réfugiés climatiques et politiques, lancé par le groupe en janvier dernier. Je suis très fier d’annoncer ce soir que deux réfugiés viennent de rejoindre nos équipes. Ce sont aussi des engagements en matière de réduction de notre impact climatique. Nous ne sommes pas du tout dans la logique de compensation qu’ont d’autres multinationales, mais dans une réduction mathématique de notre empreinte carbone. Cela a des impacts sur notre politique déplacement. C’est un engagement que l’on va également essayer de quantifier sur la valeur ajoutée climatique des projets que nous concevons. C’est-à-dire d’avoir systématiquement une promesse faite à nos clients d’améliorer la valeur climatique de leurs projets. Le dernier engagement, en termes de mécénat, porte sur notre intervention bénévole dans la restauration de Notre-Dame de Paris.

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