L’Insee constate un appauvrissement des quartiers prioritaires

Un tiers des nouveaux arrivants dans les quartiers de la politique de la ville de la métropole du Grand Paris vivent sous le seuil de pauvreté. La mobilité dans les quartiers prioritaires entraîne leur appauvrissement constate l’Insee dans une étude publiée le 18 juillet 2019.

« Le jeu des migrations dans les quartiers prioritaires tend à renforcer le nombre de personnes en difficulté sociale de ces territoires », note l’étude d’Insee Analyses Île-de-France n°101 publié le 18 juillet. La métropole du Grand Paris (MGP) compte 158 quartiers de la politique de la ville (QPV) où vivent 1,1 million d’habitants, soit 15 % de la population de la métropole. Ces quartiers se caractérisent par une proportion élevée de logements sociaux (70 %) et sont principalement concentrés dans le nord de la métropole parisienne (voir ci-dessous). Au cours de 2015, 9,7 % des résidents des QPV ont déménagé, une mobilité moindre que sur le reste du territoire français dû au coût élevé du logement dans la région. Une mobilité qui reste plus élevée dans le nord de la MGP où les projets urbains sont plus denses.

Parmi les personnes qui déménagent d’un QPV, un quart s’installe dans un autre QPV tandis que les trois quarts emménagent en dehors d’un quartier prioritaire. Cependant, le départ d’une zone géographique prioritaire ne va pas toujours de pair avec une amélioration des conditions de vie comme l’explique l’Insee : « Parmi les partants qui s’installent hors géographie prioritaire, un quart vit sous le seuil de pauvreté, seuls 10 % sortent de la pauvreté ».

Un chassé-croisé augmentant la pauvreté

« Les personnes s’installant dans un quartier prioritaire disposent globalement d’un niveau de vie plus faible que les résidents stables du quartier », constate l’étude qui note par ailleurs le départ d’habitants souvent moins exposés à la pauvreté. Ce chassé-croisé participe à une augmentation de la part des habitants vivant sous le seuil de pauvreté passant de 34,7 % en 2015 à 37,4 % en 2016 (+2,7 points). Cette progression est particulièrement marquée dans les QPV du Val-de-Marne (+ 3,1 points) alors qu’elle est plus limitée à Paris (+ 1,9 point) (voir ci-dessous).

L’étude note cependant des disparités puisque le niveau de vie médian augmente de 1 % dans 48 QPV de la MGP répartis comme suit : 25 en Seine-Saint-Denis, 14 dans le Val-de-Marne, 4 à Paris et 5 dans les Hauts-de-Seine.
A l’inverse, il diminue de plus de 1 % dans 33 QPV dont 13 en Seine-Saint-Denis, 9 dans le Val-de-Marne, 5 à Paris et 3 dans les Hauts-de-Seine.

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