Retrouvez chaque vendredi dans Le journal du Grand Paris l’essentiel de l’actualité de la semaine écoulée. Celle du 3 novembre aura été dominée par les inquiétudes sur l’avenir du logement social en Île-de-France et par la montée en puissance du débat municipal parisien, sur fond de tractations politiques et de visions contrastées du Grand Paris.
Les bailleurs HLM tirent la sonnette d’alarme, les candidats parisiens affûtent leurs arguments et les élus locaux renouent le dialogue : la semaine a donné le ton d’un automne politique et territorial chargé.
Dès lundi, lors d’un dîner-débat du Club des entreprises du Grand Paris au Sénat, Emmanuel Grégoire, député et candidat socialiste à la mairie en 2026, a détaillé sa feuille de route, en promettant un big-bang administratif et politique du Grand Paris.
Dans le même esprit, et à l’approche des municipales, le collectif Tous Grands Parisiens a réuni élus et acteurs du territoire pour relancer le débat sur la gouvernance métropolitaine et rappeler l’urgence d’une vision partagée du Grand Paris. Tandis qu’une enquête de l’Ifop publiée par Le Figaro et Sud Radio créditait la liste menée par Rachida Dati de 26 % des voix au premier tour, devançant celle d’Emmanuel Grégoire, le MoDem Paris a détaillé dans nos colonnes son projet pour les municipales à Paris.

Conférence de presse des élus de la gauche parisienne devant le BHV le 5 novembre. © Jgp
L’actualité a également été marquée par l’ouverture de la première boutique pérenne de Shein au sein du BHV, vivement critiquée par la gauche parisienne.
Le logement a aussi fait parler de lui cette semaine, avec des projets et des chiffres qui rappellent combien la question reste au cœur des préoccupations franciliennes. Tiraillés entre urgence climatique et crise du logement, les bailleurs HLM d’Île-de-France pourraient voir leur équilibre budgétaire vaciller dès 2035, selon une étude menée par l’Aorif et la Banque des Territoires. Du côté du parc privé, la ville d’Argenteuil se félicite de l’efficacité probante du permis de louer, qu’elle a mis en place depuis quatre ans.
Enfin, le dossier de la Ligne nouvelle Paris-Normandie, qui semblait enterré depuis plusieurs mois, a été rouvert pour de nouvelles discussions, grâce à un compromis scellé à Bonnières-sur-Seine (Yvelines). Un échange de bons procédés qui rappelle que dans la région Capitale, rien n’est jamais vraiment joué d’avance.