Le président du Syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif) a égrainé, mardi 17 novembre 2015, les mesures prises depuis le 13 novembre pour renforcer la sécurité dans les transports. Le préfet Carenco a invité chacun à « reprendre une vie normale ».
Un conseil exceptionnel du Syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif) s’est tenu mardi 17 novembre 2015, « afin d’informer ses membres des mesures de renforcement des dispositifs de sécurité », comme l’a souligné Jean-Paul Huchon, président du Stif. « Il faut éviter le concours Lépine des mesures sécuritaires », a déclaré le président de la Région, évoquant des mesures « fantaisistes et inapplicables » proposées par certains. Etait visée la déclaration formulée la veille lors de la séance extraordinaire du conseil régional par Valérie Pécresse proposant l’installation de portiques de détection aux abords des trains. « Difficile d’imaginer un tel dispositif compte tenu des cinq millions de voyageurs qui empruntent chaque jour le réseau de transport francilien », juge le président de la Région.

Guillaume Pépy (SNCF), Jean-Paul Huchon (RIF), Jean-François Carenco (préfet), Elisabeth Borne (RATP) et Pierre Serne (EELV), lors de la conférence de presse précédant le conseil exceptionnel du Stif qui s’est tenu le 18 novembre 2015. © JGP
Jean-Paul Huchon a fait valoir que 350 millions d’euros avaient été consacrés, au cours des dix dernières années, à des mesures de renforcement de la sûreté au bénéfice de la SNCF, de la RATP et d’Optile.
Projet de loi sécurité ferroviaire
Depuis les attentats du vendredi 13 novembre, les effectifs de sécurité en tenue ont été multipliés par deux en Ile-de-France, passant de 300 à 600 agents, hors mobilisation des effectifs des Groupes de protection et de sécurité des réseaux (GPSR) et Surveillance générale (Suge), a-t-il également fait valoir.
Trois unités de force mobile ont été déployées dans les transports franciliens, ainsi que des moyens supplémentaires de forces de police dans les gares, centres commerciaux et noeuds du réseau. 9 équipes de garde républicaine, 27 groupes de CRS, 1 000 militaires renforcent également le dispositif de sécurité existant.
Par ailleurs, la Région annonce « une articulation accrue » entre les différentes institutions concernées. « La vie continue et tout est mis en œuvre pour que ces mesures aient le moins d’impact sur le trajet des voyageurs », a poursuivi Jean-Paul Huchon, qui a rappelé que la proposition de loi relative à la sécurité ferroviaire (Transports : sécurité publique, lutte contre le terrorisme et la fraude) figurait à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale (la loi est inscrite pour un examen en séance le 24 novembre prochain).
100 % des gares et du métro sous vidéosurveillance
100 % des gares disposent d’un dispositif de vidéosurveillance, 70 % du réseau Optile est couvert et 70 % des réseaux du RER et de la SNCF doivent l’être en 2017, a-t-il également été rappelé. Les usagers sont invités à signaler tous colis suspects.
Le préfet de région, préfet de Paris, Jean-François Carenco, a rendu hommage aux agents de la RATP et de la SNCF, « qui n’ont pas cessé de remplir leur mission, alors qu’ils sont particulièrement exposés ». Le représentant de l’Etat a ajouté que la France « possédait un des réseaux de transport les plus sûrs au monde », appelant chacun « à ne céder ni à la peur, ni à la panique, mais à reprendre une vie normale ».