Exclusif : Le Grand Paris express confirmé dans son intégralité par l’Elysée

Lors d’une réunion à l’Elysée, mercredi 20 décembre 2017, en présence des ministres concernés et du préfet Cadot, Emmanuel Macron a annoncé que le Grand Paris express serait réalisé dans son intégralité. Le calendrier est néanmoins ajusté. A l’instar de la ligne 17, qui devrait connaître un retard de deux ans dans sa livraison.

Les choses se précisent. Si la forme que prendra la réforme institutionnelle du Grand Paris demeure incertaine, l’Elysée a tranché sur le Grand Paris express. Selon nos informations, lors d’une réunion à l’Elysée, mercredi 20 décembre à 16 h, rassemblant autour du préfet Michel Cadot les ministres concernés (Gérard Collomb, Jacques Mézard et Julien Denormandie, Jacqueline Gourault et Elisabeth Borne), le président de la République a clairement indiqué que le Grand Paris express serait réalisé dans sa totalité.

Emmanuel Macron, lors du récent congrès des maires. © Jgp

Compte tenu des contraintes budgétaires liées à la réduction des déficits publics, le calendrier de certaines lignes sera révisé, a priori modérément. Ainsi, la ligne 17, annoncée pour 2024, pourrait n’arriver au Bourget qu’en 2026, « mais pas en 2028 comme le préconisaient certains à Bercy », confiait-on à l’issue de cette réunion.

Depuis l’été, l’incertitude était forte après que le directeur de cabinet d’Elisabeth Borne eut par exemple affirmé, en amont des Assises de la mobilité, « que toutes les lignes pour lesquelles les travaux n’avaient pas débuté étaient incluses dans le périmètre de la pause sur les infrastructures de transport » annoncée par Elisabeth Borne.

Levée de boucliers

La décision du président de la République est une excellente nouvelle pour les élus franciliens, dont la levée de boucliers, après les annonces d’une remise en cause du Grand Paris express pour des raisons budgétaires, a été unanime au cours des derniers mois. Une mobilisation dépassant les clivages.

La question institutionnelle demeure entière, et l’arbitrage présidentiel, annoncé pour janvier, très attendu. Un consensus réunirait l’ensemble des présidents d’établissements publics territoriaux (EPT) sur le schéma défendu par l’Assemblée des communautés de France. Paris serait également favorable au renforcement des EPT, mais à condition que la métropole prenne le statut d’un EPCI d’EPCI et non celui d’un simple syndicat mixte, dénué de fiscalité propre. L’attribution de compétences nouvelles et renforcées à la Région, également à l’étude, constituerait aussi un casus belli pour Paris. Mais là encore, les choses semblent se préciser et l’on devrait rapidement en savoir davantage.

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