Brétigny-sur-Orge : que faut-il faire de l’ancienne BA 217 ?

Certains élus locaux s’inquiètent de la lenteur de la procédure de rétrocession du foncier de l’ancienne base aérienne 217 qu’ils souhaitent consacrer au développement économique et à l’industrie maraîchère en circuit court.

« On ne veut pas d’une OIN. Nous disposons de tous les outils nécessaires, et nous respectons déjà les objectifs de construction de logements fixés par le Sdrif », fait valoir Sylvain Tanguy, maire du Plessis-Pâté et président de la Société publique locale Francilienne sud aménagement mise notamment sur pieds pour développer l’ancienne base aérienne. « Nous souhaitons que ce périmètre soit consacré au développement économique », poursuit-il.

BA217

Or le maire de Plessis-Paté (Essonne) redoute justement de voir les projets de développement économique de la zone reportés ou revus à la baisse par le fait que ce périmètre figure parmi les sites identifiés comme pouvant accueillir des logements dans le cadre de l’opération d’intérêt national « multisites ». Sylvain Tanguy, de même qu’Olivier Léonhardt, maire de Sainte-Geneviève des Bois et président de la communauté d’agglomération du Val d’Orge, s’impatientent, par ailleurs, face à la lenteur de la procédure de rétrocession de la partie de cette ancienne base, propriété de France domaine, aux collectivités locales.

3 000 emplois perdus

« Le contrat de redynamisation des sites de la défense (CRSD), signé en 2012, trois ans après la fermeture de la base aérienne contractualise les objectifs retenus à l’issue du diagnostic de territoire réalisé, ce dernier prévoyant précisément de dédier ce périmètre au développement économique. Nous avons perdu 3 000 emplois avec la fermeture de la base aérienne », souligne Sylvain Tanguy, qui indique que le taux d’emploi par habitant de la zone est faible (0,6). « Et nous avons déjà consacré sept millions d’euros aux différents diagnostics demandés par l’Etat dans ce cadre, qu’ils concernent la dépollution des sols, l’eau ou l’air », poursuit l’élu.

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La piste principale de la BA 217, une des plus longue d’Europe, pourrait accueillir des événements divers ©Jp

 

Le projet initial, décliné par le CSRD, prévoit la création d’une vaste zone de maraîchage biologique, autour de laquelle se développeraient des PME de transformation des productions locales, dans une logique de circuit court. Une connexion des lignes de RER C et D est également prévue, de même qu’une zone consacrée à l’organisation d’événements. Un périmètre consacré à l’industrie de la Défense, fait également partie du projet. Aujourd’hui, seule une entreprise d’enseignement au pilotage de drones civiles, Drones Center, s’y est implantée. « Les militaires ne délivrent aucune autorisation d’occupation temporaire (AOT), requises compte tenu du fait que l’armée conserve une partie de l’ancienne base », souligne Sylvain Tanguy. Selon lui, 25 entreprises attendraient aujourd’hui les autorisations nécessaires pour s’implanter. L’architecte Djamel Klouche (AUC), travaille sur ce projet, qu’il est notamment chargé de relier au projet de Grand Stade de Rugby, qui lui a également été confié.

L’armée utilise la partie de l’ancienne base qu’elle a conservée comme zone de repli de Vigipirate et dans le cadre de Neptune, dispositif de secours en cas de crue exceptionnelle de la Seine.

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