À la Bellevilloise, Gabriel Attal vient soutenir Pierre-Yves Bournazel

Réunis à la Bellevilloise, dans le 20ᵉ arrondissement de Paris, les partisans de Pierre-Yves Bournazel (Horizons) ont assisté, lundi 15 décembre, à un meeting de campagne marqué par l’intervention de Gabriel Attal (Renaissance), venu lui apporter son soutien. Le conseiller de Paris y a déroulé une série de propositions centrées sur la gestion financière, le cadre de vie et les services du quotidien.

Le meeting de Pierre-Yves Bournazel, organisé sur les hauteurs de Belleville, s’est ouvert par une prise de parole de Gabriel Attal, député de la 10ᵉ circonscription des Hauts-de-Seine et président du groupe Renaissance à l’Assemblée nationale, qui a récemment officialisé son soutien au candidat Horizons à Paris. Un appui salué par les militants présents, comme en a témoigné l’ovation réservée à l’ancien Premier ministre.

« Paris a besoin d’apaisement. Et celui qui peut incarner cet apaisement à Paris, il s’appelle Pierre-Yves Bournazel », a déclaré Gabriel Attal. La formule a trouvé un écho immédiat dans la salle.

Pierre-Yves Bournazel a ensuite fixé sa ligne politique. Toute alliance avec les extrêmes, à gauche comme à droite, a été exclue. « Avec moi, il n’y aura aucune transaction possible », a-t-il affirmé. Avant d’entrer dans le détail de son programme, le candidat est revenu sur son parcours et sur ce qui fonde, selon lui, son engagement politique : le respect de l’autre et le refus des discours de haine.

Pierre-Yves Bournazel et Gabriel Attal. © Jgp

Pierre-Yves Bournazel, Claude Malhuret, sénateur (Les indépendants république et territoire) de l’Allier, Catherine Ibled, député (Ensemble pour la République) de la 13e circonscription de Paris et Antoine Lesieur, conseiller spécial de Gabriel Attal, ex-suppléant de Jean Laussucq dans la 2e circconscription de Paris  © Jgp

Pierre-Yves Bournazel lundi 15 décembre, sur la scène de la Bellevilloise. © Jgp

« Paris a besoin d’apaisement. Et celui qui peut incarner cet apaisement à Paris, il s’appelle Pierre-Yves Bournazel », a déclaré Gabriel Attal.© Jgp

Les finances municipales ont occupé une place centrale dans son intervention. « Dix milliards d’euros de dette, ce n’est plus possible à Paris », a-t-il martelé. Le candidat Horizons à la mairie de Paris porte un plan de 4 milliards d’euros d’économies sur six ans. Plusieurs leviers ont été évoqués, parmi lesquels la « débureaucratisation » de l’administration parisienne et la lutte contre l’absentéisme, évalué à plus de 250 millions d’euros par an. La réduction du train de vie de l’Hôtel de Ville figure également parmi les mesures avancées, avec la suppression des voitures avec chauffeur pour les élus et les hauts-fonctionnaires, ainsi que la fin des jetons de présence dans les sociétés d’économie mixte.

En complément de ces économies, la vente de 20 000 logements appartenant à la Ville de Paris et situés hors de la capitale a été avancée. Le produit de ces cessions est estimé à 3 milliards d’euros sur la mandature par le candidat.

Un choc d’offres de logement

La propreté a été présentée comme un enjeu central du quotidien. Le candidat a indiqué vouloir confier l’intégralité de la collecte des ordures ménagères à des opérateurs privés, citant Londres et Amsterdam en exemples.

La gestion des travaux a fait l’objet d’annonces précises : mise en place de calendriers stricts, pénalités financières pour les entreprises en retard, attention particulière portée à l’esthétique des chantiers et à la sécurité des piétons.

Sur le volet sécuritaire, la formation de 6 000 agents de police municipale a été annoncée. Le dispositif fonctionnerait vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept, avec un numéro dédié, le 77, et un armement progressif.

Pierre-Yves Bournazel a enfin évoqué les 150 000 Parisiens qui ont quitté la Capitale au cours des douze dernières années. Un « choc d’offres » de 60 000 logements remis sur le marché a été annoncé, accompagné d’un dispositif de garantie des loyers destiné aux propriétaires privés. L’arrêt de la préemption de logements, hors situations d’insalubrité, a également été évoqué. En matière de mobilités, bien que cette compétence ne relève pas directement de la commune, l’accent a été mis sur les transports en commun, avec un programme prévoyant davantage de bus, une meilleure régularité et une accessibilité renforcée du métro, notamment pour les personnes à mobilité réduite.

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