Une visite fluviale organisée à Paris dans le cadre du festival d’architecture Zigzag

La Maison de l’architecture de Normandie, qui pilote le festival Zigzag, propose le 2 octobre prochain à Paris une croisière-atelier intitulée « La Seine, matière vive », autour du thème de la circulation des matériaux.

Dans le cadre de sa programmation 2026, le festival d’architecture Zigzag propose, le 2 octobre prochain à Paris, une croisière-atelier sur le thème de la circulation des matériaux. Le départ sera donné à 10 h depuis le port de Bercy (12e arr.) pour trois heures de navigation au contact d’acteurs des différentes filières des matériaux, Cemex et Point P notamment, des architectes, des représentants d’Haropa port ou encore de collectivités telles que la métropole du Grand Paris.

Chargement d’une barge sur le site de Paris-Point du Jour exploité par Cemex. © Haropa Ports de Paris

Porté depuis huit ans par la Maison de l’architecture de Normandie, le festival est depuis l’origine tourné vers la vallée de la Seine, depuis l’estuaire jusqu’à la Capitale. Un festival né de l’idée de montrer au public « les endroits dont on parle en donnant des clés de lecture des transformations à l’œuvre dans le bâti comme dans les espaces naturels », explique la directrice de la MdA, Anne Le Bellégo. En somme, « un festival de terrain » qui cherche sciemment à s’éloigner des formats classiques « qui attirent davantage un public déjà convaincu que le grand public », ajoute-t-elle.

« 70 % de la ville de 2050 est déjà construite »

Loin des conférences de sachants, elle privilégie donc « des formats plus sensibles sur le terrain », avec l’ambition de toucher des publics différents « sur les enjeux liés à la transformation de nos cadres de vie ». Seule entorse à cette ligne directrice, la croisière-atelier du 2 octobre prochain – toujours ouverte au grand public – promet de réunir pour l’occasion des professionnels, des élus, des maitres d’œuvre et des entreprises de la chaine des matériaux de construction qui œuvrent sur un territoire, l’axe Seine, « symbolique des réflexions que nous portons ». « Dans un contexte de transition climatique, explique Anne Le Bellégo, la question des éco-matériaux, du réemploi et de la façon dont la filière s’organise pour une architecture décarbonée fait sens. »

Et si le secteur du bâtiment reste « énergivore et polluant », reconnaît la représentante de la MdA, un changement de paradigme est à l’oeuvre : « 70 % de la ville de 2050 est déjà construite ; la question désormais est de savoir comment on adapte le bâti aux changements d’usages, à la transition climatique. » Quant aux 30 % restants, « on devra les concevoir de la manière la plus vertueuse possible », notamment en utilisant davantage les éco-matériaux. À travers les rendez-vous du festival Zigzag, les partenaires de l’événement n’ont qu’une ambition, résume-t-elle : « Aborder ces sujets par l’angle culturel, car l’architecture est une expression de la culture. »

 

Cet article est issu du Journal de l’Axe Seine.

Sur le même sujet

Top