Le journal du Grand Paris – L'actualité du développement de l'Ile-de-France

Londres vs Paris : idées fausses et vrais écarts by le Crocis

La croissance du PIB francilien a été plus forte au cours de la dernière décennie que celle du PIB londonien. Mais le Grand Londres continue néanmoins de faire la course nettement en tête en Europe, analyse le Crocis.

Paris et Londres : le face à face des deux principales métropoles européennes, l’étude que vient de réaliser Mickaël Le Priol (Crocis) montre que contrairement à certaines idées reçues sur le déclin français, le PIB francilien a crû de 43,3 % entre 2000 et 2013 contre 32,4 % pour le PIB londonien. Hélas, poursuit le Centre régional d’observation du commerce, de l’industrie et des services, les variations récentes sont moins favorables à la région française. « Même si une partie de la croissance londonienne actuelle repose sur une hausse exponentielle du marché immobilier qui fait craindre le gonflement puis l’éclatement d’une bulle, le dynamisme de l’activité outre-Manche stimule le marché du travail : le taux de chômage dans le Grand Londres a ainsi atteint 6,4 % au troisième trimestre 2015 et est au plus bas des années 2000 alors qu’il s’élève à 9,1 % en Ile-de-France« , constate le Crocis.

Malgré le projet du Grand Paris qui séduit les investisseurs, le Grand Londres continue à faire nettement la course en tête en Europe et même dans le monde en termes d’attractivité.

A plus longue échéance, le développement de l’Ile-de-France passera avant tout par le projet du Grand Paris, rappelle l’institut. De par son ampleur, il sera le principal moteur de croissance de la région et du pays. Toutefois, le Grand Londres n’est pas en reste et développe aussi son réseau de transports (projet Crossrail). Les candidatures à l’accueil des JO de 2024 et de l’Exposition universelle de 2025 sont également des enjeux majeurs pour Paris et sa région. En l’occurrence, les JO de 2012 ont grandement bénéficié à Londres et au Royaume-Uni et les retombées économiques pourraient être tout aussi profitables à l’Ile-de-France.

Poids du secteur  financier

« Malgré le projet du Grand Paris qui séduit ces investisseurs, le Grand Londres continue à faire nettement la course en tête en Europe et même dans le monde en termes d’attractivité ; celle-ci se concrétise notamment en termes d’architecture, de construction et d’immobilier de bureaux. L’omniprésence des travaux dans les quartiers centraux de Londres en témoigne. Et la demande répond à cette offre nouvelle puisque le taux de vacance de l’immobilier de bureaux dans Central London est au plus bas depuis 15 ans », analyse Mickaël Le Priol.

Le poids du secteur financier est plus conséquent dans le Grand Londres : les activités liées à la finance et à l’assurance y représentent ainsi 9,3 % du nombre total de salariés contre 5,8 % en Ile-de-France. Mais Londres mise aussi désormais sur le numérique ou encore le tourisme… comme l’Ile-de-France ; pour le numérique, Londres semble avoir pris une longueur d’avance tandis que l’Ile-de-France conserve sa position de leader aussi bien pour le tourisme que le tourisme d’affaires.

Consultez l’étude