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Paris/Etat : accord donnant-donnant pour construire 2 000 logements sociaux

Manuel Valls, Premier ministre, et Anne Hidalgo, maire de Paris, ont annoncé, le 17 juin 2016, un accord foncier inédit en faveur de la production de logements et en particulier de logements sociaux.

L’Etat s’engage à libérer une série de sites plus tôt que prévu. Et la ville de son côté, renonce à exiger de rendre obligatoire la construction de logements sociaux ou intermédiaires sur certaines des emprises que l’Etat souhaite céder, pour ne pas minorer la valeur de leurs charges foncières. Tels sont, résumés, les termes du deal annoncé par l’Etat et la ville au terme de longues et âpres négociations. Des discussions où l’Etat, qui impose par la loi aux communes de bâtir des logements sociaux, bataille, en coulisses, pour être exonéré de cette obligation pour des raisons de valorisation patrimoniale.

« A l’initiative de Manuel Valls, Premier ministre, et d’Anne Hidalgo, maire de Paris, les services de l’Etat et de la ville de Paris travaillent depuis un an à un accord ambitieux sur la modification du plan local d’urbanisme de la capitale. Il vise à accroître la production de logement dans la capitale, notamment de logement social dans les arrondissements qui sont aujourd’hui en dessous des objectifs fixés par la loi SRU », indique la ville dans un communiqué.

Cet accord, qui permettra la création de plus de 2 000 logements sociaux, a été officialisé le 17 juin, lors d’un déplacement à l’Ilot Saint Germain (7e arr.), un site actuellement occupé par l’Armée de terre qui va faire l’objet d’une opération foncière alliant production de logement social, création de bureaux pour les entreprises et maintien d’une partie des activités militaires.

Les termes principaux de cet accord sont les suivants :

Quai des orfèvres, Paris. © Panoramas