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Les PME franciliennes championnes de France de l’export

43 % des PME franciliennes exportent, selon une étude d’Harris Interactive commandée par FedEx Express. Première destination : la Belgique.

L’Ile-de-France est la région championne de France pour la part de ses PME qui exportent. Ces derniers sont 43 %, suivis par les PME du Nord-Est et du Sud-Est (42 %), et distançant les PME du Nord-Ouest (38 %) et enfin du Sud-Ouest (26 %).

Leur première destination d’export en Europe est la Belgique (65 %), puis l’Allemagne (51 %), note l’étude d’Harris Interactive pour FedEx. En dehors de l’Europe, les pays qui offrent le plus de débouchés aux PME d’Ile-de-France sont les Etats-Unis (29 %), la Chine (24 %) et le Japon (22 %).

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Parmi les PME franciliennes qui n’exportent pas aujourd’hui, 26 % envisagent de se lancer dans l’export au cours des trois prochaines années, loin devant les PME du Sud-Est (17 %), du Nord-Est, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest (ex aequo avec 12 %).

Des freins subsistent

La décision de se lancer dans l’export est d’autant plus importante que l’étude montre une corrélation entre export et prévisions de croissance des PME. Les PME exportatrices françaises semblent dégager d’importants bénéfices de leur présence sur la scène internationale, celles dont la croissance est rapide (43 %) – taux de croissance annuel de 11 % minimum –  étant plus enclines à exporter que celles qui affichent des résultats stables ou en déclin (29 %). En France, les PME exportatrices sont aussi plus optimistes pour leurs perspectives de revenus sur les 12 prochains mois, puisque 61 % pensent générer de la croissance contre 46 % pour celles qui n’exportent pas.

Les PME franciliennes sont aussi celles qui semblent être le plus à l’aise avec l’export et disent avoir le moins besoin d’aide. Elles sont 46 % à déclarer avoir toutes les ressources nécessaires pour y parvenir, devant les PME du Sud-Est (43 %), du Nord-Ouest (42 %), du Nord-Est (39 %) et enfin du Sud-Ouest (36 %). Dans tous les cas, plus de la moitié des PME françaises reconnaissent ne pas se sentir capables à l’heure actuelle de franchir le pas de l’export.

Si les PME françaises ont un grand rôle à jouer à l’export et de vrais bénéfices à en retirer, des freins subsistent. Pour les PME d’Ile-de-France, la plus grande crainte est de devoir faire face à des coûts élevés pour exporter (33 %), suivie de près par la peur de ne pas réussir à se faire payer (29 % d’entre elles pensent qu’il s’agit d’une barrière significative pour exporter). Enfin, 18 % d’entre elles pointent du doigt le manque d’informations, parfois techniques, sur les problématiques douanières notamment.