Dans une tribune, le groupe FDG de la métropole du Grand Paris s’oppose "à la vision d’une métropole centralisatrice et autoritaire, que les élus locaux ont rejeté".
« Après l’élection du président de la République Emmanuel Macron et la formation de son gouvernement, le travail sur la réforme du Grand Paris va s’accélérer », indique le groupe Front de gauche de la métropole du Grand Paris.
« La volonté déclarée de supprimer les départements du périmètre métropolitain, de favoriser le regroupement des communes, d’accroître le transfert des compétences, annonce plutôt la vision d’une métropole que les élus locaux ont rejeté, celle d’une métropole centralisatrice et autoritaire », estiment-ils. Les élus Front de Gauche et citoyens de la métropole « demandent que la prochaine loi de finances acte l’arrêt des prélèvements de l’Etat sur les communes et les territoires, et l’arrêt des décisions de transferts des compétences des communes vers d’autres acteurs ».
Patrice Leclerc, maire (PCF) de Gennevilliers, président du groupe Front de gauche de la métropole du Grand Paris. © Jgp
« L’importante abstention aux dernières élections législatives tire la sonnette d’alarme sur la dégradation des rapports entre les citoyens et les politiques, font-ils également valoir. On ne peut pas, on ne doit pas répondre à cette crise en éloignant davantage les citoyens des lieux de décisions. L’écoute, la proximité, l’action concrète pour améliorer leur vie, la participation des gens à la vie publique ont un espace politique avec la commune », considèrent-ils.
Coopérative de communes
« L’évolution de la MGP doit donc continuer de se faire sur la base de coopératives de communes. C’est aussi une des conditions incontournables pour que le groupe Front de gauche et citoyens poursuive sa participation à l’exécutif métropolitain », ajoute le groupe.
« Dans cet esprit, conclut le FDG, nous réaffirmons que les conseillers territoriaux et métropolitains doivent être l’émanation des conseillers municipaux. Nous nous opposons à leur désignation par le suffrage universel direct, comme pour le président de la métropole car cela marquerait une évolution vers une métropole centralisatrice, surplombant les communes et les territoires. La métropole du Grand Paris est constituée de territoires où la diversité économique et sociale est immense. Elle est marquée par de fortes inégalités sociales et territoriales. Les élus Front de gauche et citoyens veulent agir pour les réduire et souhaitent que l’action de la métropole s’inscrive plus en ce sens. »
Sur toutes ces questions, les élus du Groupe Front de Gauche et citoyens de la métropole du Grand Paris demandent à être reçus par le nouveau ministre de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard, « afin de lui faire part de leur vision et de leurs propositions ».