Si quelque 3,9 millions de m2 de bureaux seraient vacants en Ile-de-France, leur transformation en logements ne pourrait représenter qu'une faible part des objectifs de construction franciliens.
Après s’être intéressé une première fois en février 2013 à la question, l’Observatoire régional de l’immobilier d’entreprises (Orie) a présenté le 5 novembre 2014 une version mise à jour de son étude afin de tenir compte notamment des changements de la réglementation. « La transformation de bureaux en logements ne permettra pas de résoudre la crise du logement, mais des gisements existent qui devraient s’accroître car une partie du parc arrive à maturité », considère Olivier de la Roussière, vice-président de l’Orie, pilote de l’étude et président de Vinci immobilier.
En effet, selon leurs données, environ 7,4 % des 52,8 millions de m2 de bureaux en Ile-de-France sont vacants. Le marché de l’investissement dans le domaine étant encore très dynamique (12 à 13 milliards d’euros estimés en 2014), une part importante du parc ne devrait plus être adaptée sans rénovation importante. L’Orie estime que la surface vacante depuis plus de quatre ans – limite qu’ils ont fixée pour être considéré comme « obsolète » – a augmenté de 46 % entre 2012 et 2014, passant de 505 000 à 740 000 m2.
L’observatoire effectue dans son étude plusieurs recommandations visant particulièrement les institutionnels, aujourd’hui peu enclins à ce genre de pratiques. Des incitations financières et des assouplissements des règles d’urbanisme pourraient les conduire, selon les auteurs, à prendre leur part dans le nécessaire effort collectif.