Parmi les 46 rapports qui figuraient à l'ordre du jour de la commission permanente du conseil départemental du Val-de-Marne, qui s’est tenue lundi 4 mai, figure notamment l’adoption de la délibération entérinant un effort massif sur les infrastructures d'assainissement. D’autres décisions structurantes, sur l'éducation, la protection de l'enfance et la biodiversité ont également été adoptées.
La commission permanente du conseil départemental du Val-de-Marne, réunie lundi 4 mai, a validé la deuxième tranche du programme 2026 de rénovation, modernisation et adaptation du réseau d’assainissement départemental, soit 12,5 millions d’euros supplémentaires, après une première tranche de 2,5 millions adoptée en février. Au total, ce sont donc 15 millions d’euros qui seront engagés cette année, soit un effort inédit, inscrit dans une autorisation pluriannuelle de 34,2 millions votée en 2022 et progressivement renforcée (10 millions en 2025, 15 millions à partir de 2026) face à la montée des coûts et des besoins.
Le Département gère plus de 230 équipements électromécaniques assurant la collecte et le transport des eaux usées et pluviales, a-t-il été rappelé lors de la séance. Le programme 2026 couvre un spectre large : rénovation des installations électriques, remplacement de pompes dans les stations de relèvement, travaux de génie civil, mise à niveau en matière de cybersécurité des systèmes automatisés, et dotation pour interventions d’urgence. Par ailleurs, un programme distinct de 2,4 millions d’euros est mobilisé pour la modernisation des équipements électromécaniques du réseau.
La commission a également approuvé la deuxième partie du programme de prévention des inondations et d’entretien des berges de la Seine, de la Marne et des rivières, pour un montant de 1,49 million d’euros. Ce programme s’inscrit dans une enveloppe pluriannuelle de 9,925 millions d’euros sur cinq ans, désormais cofinancée à hauteur de 80 % par la métropole du Grand Paris, titulaire de la compétence de gestion des milieux aquatiques et de prévention des inondations (Gemapi), pour les opérations liées à la protection contre les crues. Les chantiers prévus en 2026 incluent la reconstruction du ponton du quai Victor Hugo à Champigny-sur-Marne (700 000 euros, réouverture attendue à la rentrée 2026), la réfection du perré du quai Berrière à Bry-sur-Marne (360 000 euros) et la réhabilitation des systèmes d’endiguement à Saint-Maur-des-Fossés (150 000 euros).
Des mesures pour les collèges
Le Département engage, par ailleurs, la reconstruction du collège Antoine de Saint-Exupéry à Vincennes, contraint à la fermeture après la découverte de pollutions des sols et de l’air intérieur. Une opération de dépollution d’ampleur est prévue, avec excavation jusqu’à 10 mètres de profondeur sur 2 800 m² et traitement de la nappe phréatique, pour un coût de 12 millions d’euros, dans le cadre d’un programme global de 45 millions. L’opération bénéficie de 5 millions du Fonds friches. La ville de Vincennes réalisera en parallèle des aménagements complémentaires (jardin public, voiries, logements dont du logement social), précise le Département, pour une ouverture du nouvel établissement prévue à la Toussaint 2031.
Enfin une convention a été actée avec la métropole du Grand Paris pour l’aménagement de 5,9 ha supplémentaires au sein du parc des Lilas à Vitry-sur-Seine (100 ha au total). Coût prévisionnel : 3,66 millions d’euros HT, dont 957 000 euros cofinancés par la Métropole (26 %). La prochaine commission permanente est fixée au 1er juin 2026.