Le 4e Tour piéton du Grand Paris s’est achevé dimanche 27 août à l’école du Breuil, école d’horticulture de la ville de Paris (bois de Vincennes), au terme de neuf jours de randonnées pédestres placés cette année sous le signe de la redécouverte des rivières. Rafraîchissant !
Le Croult, qui relie le Val d’Oise à la Seine, en passant par le canal de Saint-Denis, l’Yvette, affluent de l’Orge qui coule entre les Yvelines et l’Essonne, l’Yerres (Essonne) ou le Morbras (Seine-et-Marne et Val-de-Marne), sans oublier la Bièvre (Yvelines, Essonne, Hauts-de-Seine, Val-de-Marne et Paris), la Vieille-mer (ru de Seine-Saint-Denis), l’Arthelon, affluent de la Seine situé à Meudon (Hauts-de-Seine) ou encore le Petit Rosne (est du Val d’Oise)… Les neuf journées de randonnée de la 4e édition du Tour piéton du Grand Paris se sont toutes articulées autour des rivières d’Ile-de-France. « Il s’agit aujourd’hui bien souvent de les redécouvrir, dans tous les sens du terme, à la fois de mieux les connaître, mais aussi de procéder au retrait de la chape de béton qui les recouvre encore le plus souvent », résume Vianney Delourme.
Départ de la dernière journée de la 4e édition du Tour piéton du Grand Paris, à la gare de Saint-Maur Créteil. © Jgp
« A l’heure de l’anthropocène, alors que nous avons marché sous la canicule la plupart du temps au cours de cette édition, ces rivières constituent autant de climatiseur naturel », poursuit le cofondateur d’Enlarge your Paris, organisateur de ce Tour piéton du Grand Paris en partenariat avec la Société du Grand Paris, l’Atelier parisien d’urbanisme (Apur) et de nombreux intervenants, venus décrire tour à tour les richesses des sites traversés.
Trames vertes
Ces rivières représentent autant de trames vertes que leurs sociétés gestionnaires s’attachent désormais à remettre en valeur, en premier lieu dans le cadre de la lutte contre les inondations, ensuite pour les vertus climatiques et favorables à la biodiversité de ces précieux cours d’eau. « Partout où nous sommes passés, les experts en hydrologie rencontrés nous ont dit que l’Ile-de-France se trouvait dans une situation critique face au risque de sécheresse », poursuit Vianney Delourme, heureux de permettre aux centaines de randonneurs qui ont participé à cette édition « de croiser l’imaginaire du réseau de transport nouveau que sera le Grand Paris express avec celui des rivières ».
Le 4e Tour piéton du Grand Paris était placé cette année sous le signe de la redécouverte des rivières.© Jgp
Paul Lecroart, urbaniste de l’Institut Paris Region, un des nombreux intervenants de ces randonnées. © Jgp
Visions partagées
Eric Chanal, directeur général du Syndicat mixte pour l’aménagement hydraulique des vallées du Croult et du Petit Rosne, Yann Fradin, directeur de projets de l’association Espaces et vice-président d’Emmaüs, figure de l’écologie urbaine, ou Khader Berrekla, directeur général adjoint aménagement de la ville de Goussainville (Val d’Oise) figurent parmi les personnalités venues partager leur savoir et leur vision durant ces randonnées. Tout comme Patricia Pelloux, directrice adjointe de l’Apur, Paul Lecroart, urbaniste à l’Institut Paris Région, l’ethno-botaniste Valentine Diguet ou François Narolles, un expert de la mobilité francilienne en général et du Grand Paris express en particulier.