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Sondage GPA / Harris interactive : Les Franciliens prêts à l’innovation mais pas à n’importe quel prix

A l’inverse des idées reçues selon lesquelles tout bon Francilien rêve de quitter la région, le sondage GPA / Harris interactive montre que la plupart des habitants de la région capitale y sont par choix et qu’ils s’y sentent bien ! L’enquête les sonde également sur leur désir d’évolution de leur habitat.

Quelles évolutions les habitants d’Ile-de-France anticipent-ils sur leur lieu de vie dans les années à venir ? Par quels types d’améliorations seraient-ils le plus intéressés ? Telle est la trame du sondage (*) commandé par Grand Paris aménagement à Harris interactive. Une enquête réalisée en partenariat avec Business immo et Le journal du Grand Paris, dévoilée lors du Simi, jeudi 6 décembre. Ses résultats tordent le cou aux idées reçues sur l’insatisfaction supposée des Franciliens quant à leur logement.

Jean-Daniel Levy, directeur du département politique – opinion d’Harris interactive. © Jgp

Ainsi, contre toute attente, « ce sont les vocables « calme » et « agréable » qui sont le plus fréquemment cités lorsque l’on demande aux habitants d’Ile-de-France de décrire avec leurs propres mots l’endroit où ils vivent », a indiqué Jean-Daniel Levy, directeur du département politique – opinion d’Harris interactive, lors de la présentation de cette étude. Près de huit Franciliens sur dix se déclarent attachés à l’endroit où ils vivent, un attachement encore plus marqué que la moyenne chez les personnes les plus âgées et les plus aisées. Certes, les Franciliens jugent également leur logement « plutôt cher ».

2 sur 3 ont choisi l’Ile-de-France

Les Franciliens ont le sentiment que leur lieu de vie est adapté à de multiples publics : actifs, familles, enfants, et dans une moindre mesure jeunes et seniors. 2 sur 3 ont le sentiment d’avoir véritablement choisi la région et le quartier précis dans lequel ils vivent actuellement : un tiers des sondés admet donc qu’il s’agit d’un choix régi par des contraintes.

Les Franciliens portent un regard contrasté sur l’évolution de leur lieu de vie depuis dix ans : 27 % estiment que la situation s’est améliorée, 31 % qu’elle s’est dégradée (et 42 % qu’elle n’a pas changé. Et pour l’avenir de leur lieu de vie, les Franciliens sont autant à anticiper une dégradation (32 %) qu’une amélioration (31 %), les jeunes se montrant les plus optimistes.

Une rapidité accrue des services attendue

Interrogés sur leurs attentes concernant leur lieu de vie actuel, les sondés attendent en priorité une rapidité accrue des services, une meilleure sécurité et une place plus importante accordée à la nature.

En matière de déplacements, les propositions qui séduisent le plus les Franciliens visent à améliorer les transports actuels (garantie de ponctualité et forfait unique), tandis que les nouvelles solutions de mobilité suscitent des jugements plus contrastés, souligne également Jean-Daniel Levy.

Plus de six Franciliens sur dix se disent intéressés par la perspective de se faire livrer des produits alimentaires régionaux et l’ouverture permanente de certains commerces.

En matière de logement, les Franciliens se déclarent surtout intéressés par l’idée d’habiter dans un bâtiment autosuffisant en énergie, et dans une moindre mesure par l’intégration d’un espace commun convivial dans chaque immeuble.

Thierry Lajoie et Réana Tahéraly, respectivement directeur général et cheffe de cabinet de la direction générale de Grand Paris aménagement. © Jgp

La perspective de pouvoir utiliser des espaces à proximité de leur logement, à usage multisportif ou convivial, intéresse plus de six Franciliens sur dix. Plus de deux sondés sur trois se disent intéressés par le développement des espaces agricoles en ville et la construction de mobilier urbain adapté aux enfants.

Enfin, les cinq propositions qui intéressent le plus les Franciliens pour l’avenir signalent des attentes en matière de transports, d’écologie et de proximité. Ainsi :

« La durée de nos opérations d’aménagement – une centaine en Ile-de-France – va de 10 à 25 ans. Nous avons aussi voulu savoir, par cette étude, quelles étaient les aspirations et les attentes des Franciliens quant aux usages futurs de la ville », indique Thierry Lajoie.

* Fiche technique :
Enquête réalisée en ligne du 22 novembre au 3 décembre 2018 auprès d’un échantillon de 2 000 personnes représentatif de la population d’Ile-de-France, âgées de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressements appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et zone géographique de l’interviewée.