Désormais organisée avec l’appui de la métropole du Grand Paris, la Nuit blanche se tiendra du 5 au 6 octobre 2019 et verra notamment le boulevard périphérique transformé en vélodrome lumineux.
Organisée depuis 2002, chaque premier samedi du mois d’octobre, la Nuit blanche, bénéficiant désormais du soutien de la métropole du Grand Paris, se déroulera le 5 octobre, de 19h à 7h du matin, franchissant le périphérique. Le temps d’une nuit, la création contemporaine sous toutes ses formes est mise à l’honneur dans la ville, sur l’espace public, dans des établissements culturels, des monuments prestigieux, méconnus ou inaccessibles habituellement.
Nuit blanche 2018 – Artistes promeneurs -Tabacalera © Pilar Albarracín courtesy Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois
« Cette année encore, Paris sera traversée par une grande parade artistique et populaire, et parcourue en tous sens par plusieurs artistes-promeneurs qui ont fait de la marche ou de la circulation leur pratique artistique. Quant au public, il se verra offrir l’expérience inédite du périphérique parisien transformé en vélodrome lumineux, ou pourra visiter au pas de course, le temps d’une grande traversée de Paris, quelques-uns de ses prestigieux musées, opéras et théâtres », indiquent les organisateurs.
Didier Fusillier et Jean-Max Colard
Didier Fusillier et Jean-Max Colard sont les directeurs artistiques de cette édition. Didier Fusillier est, depuis 2015, le président du parc et de la Grande halle de la Villette, où il programme des projets mêlant spectacle vivant, art contemporain et événements populaires, comme l’expérience immersive TeamLab, le développement du réseau des Micro-Folies, le festival 100 % ou l’exposition « Toutânkhamon ».
Jean-Max Colard est critique d’art et commissaire de nombreuses expositions en France et à l’étranger comme « Offshore » (Ricard, 2005), « Perpetuals Battles » (Baibakov art projects, Moscou, 2010), « La Nuit des Tableaux Vivants » (Paris Belleville, 2012), « Duras Song », (Centre Pompidou, 2015) ou encore « La grande galerie du foot » (La Villette, 2016). Il a également été commissaire associé pour le festival du Printemps de Septembre à Toulouse aux côtés de Christian Bernard. De 1997 à 2017, il a dirigé la page Arts du magazine Les Inrockuptibles. Il travaille actuellement au Centre Pompidou au sein du département du développement culturel, où il dirige le service de la parole.
Le concept des Nuits blanches a fait florès à travers le monde : de Bruxelles (Belgique) à Kyoto (Japon), de Melbourne (Australie) à Taipei (Taïwan), 35 villes réalisent désormais cette performance nocturne inédite, dont pour la première fois, Los Angeles (États-Unis), Mexico (Mexique) et Prizren (Kosovo).
De 19h À 22h
À la tombée du jour, les fanfares venues de Paris et d’Ile de France, ou encore les steel bands, les batucadas et autres marching bands du monde entier (réunis par la Philharmonie de Paris), ainsi que les amateurs et danseurs associés aux plateformes défileront le long de la rue de Rivoli en un cortège gigantesque, plastique et musical.
De 22h À 23h
Vers 22h, la Parade touche à sa fin. Place de la Bastille, les musiciens continueront de jouer ensemble, tandis que les plateformes poursuivront leur route. Chacune d’elles ira ainsi rejoindre un site précis dans Paris ou dans la métropole. La plateforme pourra alors se transformer en scène musicale, en sculpture publique, en spectacle visuel… Tout autour, dans le périmètre, d’autres œuvres seront accessibles au public. Tandis que d’autres artistes-promeneurs circuleront à leur tour dans la ville.