Retrouvez chaque vendredi dans Le journal du Grand Paris l'essentiel de l'actualité de la semaine écoulée. Durant celle du 5 octobre, les finances locales se sont imposées comme le principal fil rouge de l’actualité francilienne, entre inquiétudes des élus, pression sur les collectivités et conséquences déjà perceptibles pour les travaux publics.
A l’heure où les collectivités surveillent leurs dépenses, les travaux publics franciliens commencent sérieusement à en ressentir les effets. La Fédération régionale des travaux publics estime que le recul de la commande publique, l’allongement des délais de paiement et la réforme du FCTVA pourraient menacer jusqu’à 16 000 emplois d’ici 2027.
La question des finances locales s’est aussi invitée à l’Université des maires de l’ouest parisien : le maire de Sceaux Philippe Laurent y a alerté sur la ponction envisagée sur le FCTVA et sur la menace qui pèserait sur la taxe foncière, tandis que le préfet de région Georges-François Leclerc appelait, lors du Grand Dîner des maires de la Métropole du Grand Paris, à maîtriser la dépense publique. A l’occasion des dix ans de la Métropole, son président a défendu la consolidation de l’institution, tandis que l’ouverture prochaine de nouvelles lignes du Grand Paris Express occupait aussi les discussions.
Sur la ligne 15 Ouest, justement, le chantier avance avec l’arrivée de Roberta. Ce tunnelier de 2 000 tonnes doit creuser sept kilomètres entre Gennevilliers, Saint-Ouen et Courbevoie.
Les entreprises de travaux publics franciliennes font face à plusieurs facteurs de tension ©FRTP Ile-de-France
A Paris, élus et associations se sont rassemblés mardi pour réclamer une relance de la construction de logements sociaux et des moyens pour les bailleurs. Pendant ce temps, à Aubervilliers, les quelque 850 logements de la Maladrerie, ensemble conçu par Renée Gailhoustet, vont faire l’objet d’une importante réhabilitation.
La semaine a également été marquée par les débats autour du Parc des Princes. Une deuxième réunion de travail transpartisane sur sa possible vente au PSG s’est tenue lundi à l’Hôtel de Ville, avec des positions toujours divergentes entre le groupe Paris apaisé, qui se dit satisfait des avancées, et le Nouveau Paris populaire, plus réservé.
Enfin, l’un des principaux groupes d’opposition de gauche au Conseil de Paris a pris la parole cette semaine dans nos colonnes par l’intermédiaire d’Émile Meunier. Le coprésident du Nouveau Paris populaire revient sur le projet d’incinérateur de combustibles solides de récupération à Vitry-sur-Seine, qu’il considère comme révélateur d’un rapport déséquilibré entre Paris et sa banlieue, mais aussi sur la délégation des marchés alimentaires et le plan de 300 hectares d’espaces verts, qu’il juge à l’arrêt.