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Ian Brossat en campagne dans le 13e arrondissement

C’est sur la place de la Commune de Paris, dans le quartier de la Butte-aux-Cailles, que le chef de file des communistes parisiens en vue des prochaines municipales, Ian Brossat, a tenu un meeting vendredi 23 mai. L’occasion de revenir sur ses propositions et de lancer un nouvel appel au rassemblement à gauche.

« Ceux qui vivent sont ceux qui luttent », a déclaré Fabien Auvity, secrétaire de l’union locale CGT du 13e arrondissement de Paris, en amont du discours de Ian Brossat vendredi 23 mai. Sur la place de la Commune de Paris, dans le quartier de la Butte-aux-Cailles, le ton de la soirée était résolument combatif. Les militants qui se sont succédé à la tribune ont tous dénoncé la montée du racisme et « les cadeaux accordés aux riches et au secteur privé », de la part d’un gouvernement accusé d’organiser méthodiquement « la casse du service public ».

Francis Combrouze, ancien adjoint (PCF) à l’urbanisme au maire du 13e, responsable associatif (Ada 13) a évoqué le combat en cours pour soutenir l’Institut mutualiste Montsouris (IMM), hôpital privé à but non-lucratif, « établissement d’excellence, dont les deux actionnaires de référence, la Matmut et la MGEN, ont décidé de se séparer ». Les communistes entendent amplifier le combat pour que les repreneurs de l’établissement préservent son activité en secteur 1 et assurent à l’IMM un avenir pérenne. « À Paris, moins d’un praticien sur cinq relève du secteur 1 », a déploré Ian Brossat, qui a rappelé sa proposition de créer des centres de santé en nombre dans la Capitale.

Fabien Auvity, secrétaire de l’union locale CGT du 13e arrondissement de Paris et Jean-Noël Aqua, conseiller de Paris, vice-président de la 6e commission. © Jgp

Ian Brossat. © Jgp

Francis Combrouze, ancien adjoint (PCF) à l’urbanisme au maire du 13e, association Ada 13. © Jgp

Jean-Noël Aqua, conseiller de Paris, vice-président de la 6e commission (Écoles – Universités – Familles – Petite enfance – Jeunesse), s’est indigné, quant à lui, de l’insuffisance de moyens dont souffre l’école publique. « Chaque jour, 150 classes, dans une ville qui compte 631 écoles, doivent être dispersées dans d’autres classes à cause de professeurs non remplacés », a-t-il notamment souligné. L’élu du 13e a dénoncé « le choix du gouvernement de privilégier clairement l’école privée, où le nombre de fermetures de classe est deux fois inférieur à celui enregistré dans les écoles publiques ».

Des GES réduits de moitié à Paris

Concernant l’éducation, Ian Brossat a fait part de sa proposition de mettre en place des « péricollèges », afin d’offrir un accompagnement scolaire à tous les collégiens du public. Il a de nouveau affirmé sa conviction que les prochaines municipales revêtaient une importance inédite, compte tenu de l’incertitude élevée sur le résultat de l’élection présidentielle qui suivra un an plus tard. L’élu a lancé une nouvelle fois un vibrant appel au rassemblement de la gauche en vue des municipales. Il a exprimé son intention « d’aller plus loin » dans de nombreuses politiques publiques, qu’il s’agisse du logement social, de la lutte contre le réchauffement climatique, de la santé ou de l’éducation. « La réduction de la place de la voiture dans Paris a permis de baisser de moitié les émissions de gaz à effet de serre », s’est-il félicité. Rappelant la nécessité d’améliorer les transports en commun, il s’est engagé à étendre la gratuité des transports, aujourd’hui réservée à Paris aux retraités et aux moins de 18 ans, aux moins de 25 ans.

Autre proposition : la création, dans chaque arrondissement, d’un centre d’hébergement pour femmes victimes de violences conjugales. Alors que Paris souffre, depuis la Commune et malgré les réformes des années 1970, de pouvoirs restreints par l’Etat, notamment concernant la voirie, il a appelé à mettre fin à cette anomalie et à rendre à la Capitale l’autonomie dont jouissent les autres villes du pays.

Le sénateur communiste a conclu son discours en dénonçant « l’obsession de la droite pour l’immigration », regrettant « qu’il ne se passe pas une semaine sans une nouvelle proposition de loi sur le sujet ».