Dans un discours prononcé le 8 juillet lors du Conseil de Paris, Anne Hidalgo s’est félicitée de la victoire du front républicain en France, et plus particulièrement à Paris où l’extrême-droite enregistre de faibles scores.
Dans une allocution prononcée lundi 8 juillet lors du Conseil de Paris,Anne Hidalgo a livré son analyse du scrutin, insistant notamment sur les victoires du Nouveau front populaire, qui a gagné trois circonscriptions lors de ces élections anticipées, faisant passer le nombre de sièges détenus par l’union de la gauche de 9 à 12 au détriment de la majorité présidentielle, dont les représentants voient leur représentation au Palais Bourbon passer de neuf à six sièges. « Je remercie les Françaises et les Français pour leur mobilisation républicaine, a déclaré la maire de Paris en préambule, le front républicain a fonctionné, par ailleurs, la gauche arrive en tête, je m’en réjouis. »
L’actuelle maire de Paris accuse le président d’avoir facilité la montée de l’extrême droite, malgré ses promesses de s’y opposer. « La situation d’instabilité que nous traversons n’a qu’un seul responsable : c’est Emmanuel Macron, » affirme-t-elle. Elle demande qu’il tire les conséquences de cette défaite : « Il devra en tirer toutes les conséquences. »
Anne Hidalgo. © DR
Elle a réaffirmé son engagement pour l’Europe, les libertés publiques, la laïcité, les droits des femmes et des minorités. « Nous devrons continuer à lutter sans relâche contre le racisme, la xénophobie et l’antisémitisme qui minent notre pacte républicain », a-t-elle également déclaré.
Lutter contre les populismes
Anne Hidalgo a par ailleurs rappelé qu’en tant que maire de Paris, elle s’est engagée à continuer à lutter contre les populismes et à promouvoir une social-démocratie apaisante. « Je suis fière d’être la maire d’une capitale d’espérance, où le Rassemblement national enregistre toujours et encore ses plus faibles résultats. »
Elle a réaffirmé la place de Paris comme une ville de liberté, d’égalité et de fraternité, riche de sa diversité et de son histoire humaniste. Elle a mis en avant la préparation des Jeux olympiques et paralympiques comme un moment de transformation et d’unité pour la ville et le pays. « Ces Jeux vont profondément transformer notre ville. Ils seront festifs, populaires, mais aussi, je l’espère, un moment de concorde et d’unité dont notre pays a tant besoin. »
Anne Hidalgo a conclu en soulignant l’importance de l’humanisme à Paris : « Paris, ville compagnon de la Libération, ville du Conseil national de la Résistance, ne consentira jamais au recul des droits sociaux et humains. »