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Tribune – La Métropole du Grand Paris : une ambition commune au service de 7 millions d’habitants

Dans une tribune publiée le 14 juin 2026, des maires et élus de tous les groupes politiques de la Métropole, hors LFI, égrènent la diversité des réalisations et des interventions de la structure, à l’heure où le débat sur l’organisation de l’administration locale de l’agglomération parisienne revient sur le devant de la scène.

Alors que le gouvernement a annoncé un nouvel acte de décentralisation, il nous apparaît utile, à nous maires et élu(e)s de la Métropole du Grand Paris, élus au suffrage universel, de contribuer au débat.

Dix ans après sa création, la Métropole du Grand Paris s’est imposée auprès des acteurs institutionnels comme la collectivité incontournable pour harmoniser et coordonner les politiques publiques dans la zone dense continue.

Paris ne pouvait plus en effet être la seule capitale en Europe et dans le monde à ne pas disposer d’une aire métropolitaine organisée sur la zone dense continue.

« La Métropole des maires »

La Métropole s’appuie sur un modèle unique, celui d’une « gouvernance partagée », qui rassemble au-delà des clivages politiques pour améliorer concrètement le cadre de vie des habitants métropolitains, laissant à chaque maire le soin de décider de sa stratégie communale dans le respect des schémas et des décisions métropolitains.

Ce principe de fonctionnement nous a permis d’obtenir 98 % des délibérations adoptées à l’unanimité dont récemment le vote du budget 2026 à l’unanimité des suffrages exprimés et ce malgré une baisse de 50 millions d’euros de ses ressources imposée par les mesures nationales de redressement des finances publiques en 2025, et à nouveau 50 millions d’euros en 2026. La Métropole protège ses communes et soutient ses 130 maires !

Le rôle d’amortisseur de la Métropole

Depuis sa création, la Métropole du Grand Paris, dans le cadre d’un accord passé avec les maires, reverse 95 % de ses ressources aux 130 villes au titre des attributions de compensation. Elle ne se substitue pas : elle sécurise. Elle amortit les chocs financiers successifs subis par nos budgets communaux et nous garantit la capacité d’agir.

Philippe Laurent (UDI, Sceaux), Mohamed Gnabaly (Les écologistes ; L’Ile-Saint-Denis), Daniel Guiraud (PS ; Les Lilas) et Philippe Dallier (LR ; Les Pavillons-sous-Bois), figurent parmi les signataires de cette tribune. © Jgp

Dans un espace marqué par des déséquilibres parmi les plus forts du pays, elle constitue avant tout un outil d’attractivité économique, de rééquilibrage territorial… bref, d’aménagement du territoire, de solidarité et de stabilité.

Elle permet de débloquer des projets que nos communes ne pourraient pas financer seules.

Ainsi, sans jamais se substituer à nos prérogatives de maires, la Métropole conduit avec nous des politiques conformes à ses compétences dans l’intérêt des 7 millions de métropolitains.

Pour une collectivité de cette taille, c’est une situation unique !

A titre d’exemples, le Schéma de Cohérence territoriale (SCoT) a été adopté en 2023 à 96,3% des suffrages exprimés et le Plan Climat Air Energie Métropolitain (PCAEM) a été révisé à l’unanimité le 20 février 2026 ou encore le vote sur la 1ère partie du Plan Métropolitain de l’Habitat et de l’Hébergement (PMHH) : ce sont les « colonnes vertébrales » de toutes les orientations et programmes métropolitains.

Le rééquilibrage territorial

Depuis sa création en 2016, elle a investi plus de 1,6 milliard d’euros en veillant au rééquilibrage territorial au profit des communes qui en ont le plus besoin, c’est encore de l’aménagement du territoire !

Elle agit aussi pour le cadre de vie des métropolitains avec notamment le programme « centres-villes vivants » qui concerne plus de 90 centres-villes en dévitalisation épaulé par une Foncière commerciale que nous avons créée à cet effet afin de préempter pour le compte des communes qui n’en ont pas les moyens les fonds de commerce destinés à installer des commerces de proximité, le développement de 260 km d’aménagements cyclables métropolitains, le déploiement d’un réseau de 900 bornes de recharge électrique, la massification des « cours oasis », l’accompagnement des automobilistes vers des véhicules plus propres, la rénovation énergétique des logements et des écoles, la réduction des nuisances sonores, des sites de baignade dans la Seine et la Marne, pour ne citer que ces thématiques…

La réciprocité de la solidarité pour lutter contre les inondations

S’agissant de la lutte contre les inondations, depuis 5 ans, l’Etablissement Public Territorial de Bassin (EPTB) Seine Grands Lacs et la Métropole du Grand Paris, seule collectivité compétente sur son périmètre en matière de gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations (Gemapi), ont mis en place un système fondé sur la réciprocité de la solidarité : une solidarité de l’aval vers l’amont, ce qui est nouveau, qui vient compléter celle de l’amont vers l’aval qui existait déjà depuis des décennies. Depuis 36 ans, plus aucun investissement ou équipement majeur n’avait été réalisé pour lutter contre les inondations.

C’est la taxe Gemapi levée par la Métropole, 50 millions d’euros en 2026, qui permet d’accompagner Seine Grands Lacs et les différents maîtres d’ouvrage à financer des travaux et d’indemniser les agriculteurs en cas de sur-inondation sur le bassin amont. Ainsi s’exerce la solidarité de l’aval vers l’amont !

Près de 100 km de digues, parfois très dégradées, ont ainsi été repris dans l’aire métropolitaine. Par ailleurs aujourd’hui, 410 projets de zones d’expansion des crues sont identifiés, contre seulement 6 il y a cinq ans ce qui représentera à la fin des travaux près de 15 millions de m3 auxquels s’ajoutent les 10 millions de m3 de capacité de stockage du casier pilote de la Bassée, financé par l’État, la Métropole du Grand Paris et Seine Grands Lacs.

L’action conjointe s’étend désormais jusqu’au Châtillonnais, à plus de 250 km de Paris, avec par exemple 10 millions d’euros de paiements pour services environnementaux (PSE) sur 7 ans. Enfin, des dispositifs d’indemnisation des agriculteurs sont déployés pour accompagner les sur-inondations, avec un forfait initial de 1 000 euros/hectares puis une indemnité à chaque inondation, en fonction des barèmes à partir des conventions signées avec les chambres d’agriculture.

La Métropole accompagne également la transformation urbaine avec le concours « Inventons la Métropole du Grand Paris » : 3 éditions, 91 projets lauréats sur 60 communes dont 72 % progressent, 10 milliards d’euros d’investissements privés, 25 000 emplois crées à terme.

Ce sont aussi 13 franchissements ou passerelles pour piétons et vélos que nous soutenons pour résorber les coupures urbaines, des opérations d’aménagement structurantes (10 ZAC ou OIM) engagées à la demande des maires eux-mêmes et qui participent également de l’aménagement du territoire, des actions résolues en direction des copropriétés dégradées et de l’habitat insalubre, etc.

– Les maires et élu(e)s de la Métropole du Grand Paris signataires :