L’édition 2025 de l’Academic ranking of world universities (ARWU), publiée le 15 août, voit les universités d’Île‑de‑France confirmer leur position d’excellence mondiale : aucune nouvelle institution régionale n’accède au top 100, mais Paris‑Saclay, PSL, Sorbonne Université et Paris Cité demeurent ancrées parmi les meilleurs établissements du monde.
L’université Paris‑Saclay se maintient à une place de choix dans le classement de Shanghaï dévoilé le 15 août (13e université mondiale contre 12e l’an dernier, 1ère européenne et française), perpétuant sa performance record de 2024 et confortant son statut d’ambassadeur de la recherche française à l’échelle mondiale. L’UPS regroupe des composantes universitaires (sciences, médecine, pharmacie, droit‑économie …), des grandes écoles (CentraleSupélec, AgroParisTech, ENS Paris‑Saclay, Institut d’Optique) et des institutions associées (UVSQ, Évry Val‑d’Essonne).
Résidence étudiante à Paris-Saclay. © Epaps / Carlos Ayesta
PSL : une force européenne pérenne
Paris Sciences et Lettres (PSL) perd également une place, passant de la 33e à la 34e place, mais demeure dans le top 40 mondial. Cette université de recherche à composantes multiples — incluant le Collège de France, ENS, Dauphine, Mines, Chartes, l’Observatoire, l’ESPCI, Curie, EPHE, Conservatoire, etc. — confirme ainsi son rôle de fer de lance du modèle académique coopératif et pluridisciplinaire francilien.
Sorbonne Université : progression maîtrisée
Sorbonne Université perd deux places (43e contre 41e l’an dernier), mais reste bien classée dans le top mondial. Née de la fusion entre Paris‑Sorbonne et Pierre et Marie Curie, l’établissement réunit plusieurs facultés (sciences, santé, art, etc.) et entretient des liens solides avec le CNRS, l’Inserm, l’Inria et l’IRD.
Université Paris Cité : fragile mais persistante
Enfin le classement de Paris Cité demeure inchangé, à la 60e place. Créée en 2019 par la fusion de Paris‑Descartes, Paris‑Diderot et l’Institut de Physique du Globe, elle illustre ainsi les bénéfices de la mutualisation des forces en matière de santé, sciences humaines et recherche urbaine.
Pas de nouveaux entrants franciliens dans le top 100
L’édition 2025 de l’ARWU ne voit aucune nouvelle université d’Île‑de‑France intégrer le top 100 mondial. Le nombre total d’établissements français classés s’élève à 27, contre 25 en 2024, mais ces nouveaux entrants ne sont pas franciliens.
« Un cluster scientifique et pédagogique de premier plan »
« En rassemblant universités, grandes écoles et organismes nationaux de recherche, l’Université Paris-Saclay a été créée autour d’une ambition commune, celle d’associer les forces de ses membres pour constituer un cluster scientifique et pédagogique de premier plan. Cinq ans plus tard, ce modèle inédit en France est désormais reconnu en Europe et à l’international. En témoignent les nombreuses collaborations nouées cette année, telles la signature d’une convention de partenariat stratégique incluant la création d’un fonds d’amorçage bilatéral avec l’Université de Montréal en novembre, celles avec des universités brésiliennes formalisées en décembre dernier, ou encore plus récemment, la signature de l’Entente CordIAle Paris-Saclay – Oxford & Cambridge AI Initiative signée en juillet, un partenariat stratégique franco-britannique pour faire avancer l’intelligence artificielle, au service de la science, de l’économie et de la société ».
Le classement de Shanghaï (Academic ranking of world universities) se base sur six critères :
– le nombre de prix Nobel et de médaillés Fields, qui récompense les découvertes en mathématiques, parmi les anciens élèves ;
– le nombre de prix Nobel et de médaillés Fields parmi les chercheurs ;
– le nombre de chercheurs, essentiellement en sciences dures, les plus cités dans leurs disciplines ;
– le nombre d’articles publiés dans les revues Nature et Science ;
– le nombre d’articles indexés dans Science Citation Index et Social Sciences Citation Index ;
– la performance académique au regard de la taille de l’institution.