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Philippe Laurent (interview vidéo) : « L’AMF ne peut en aucun cas être un plan B »

Candidat à la présidence de l’Association des maires de France, Philippe Laurent, maire (UDI) de Sceaux et président du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale, expose au Journal du Grand Paris les raisons de sa candidature, à la veille du congrès des maires. Entretien vidéo.

Pourquoi briguer la présidence de l’Association des maires de France ? Ancien secrétaire général et actuel vice-président de l’AMF, Philippe Laurent juge que l’association n’a pas fait tout à fait le travail qui aurait dû être le sien ces dernières années. « Son expertise technique, excellente, n’est pas suffisamment mise au service de la négociation et de la pédagogie envers le gouvernement et le Parlement », estime le maire (UDI) de Sceaux (Hauts-de-Seine). « On ne peut pas être à la fois candidat à la présidence de l’AMF et candidat à la présidence de la République. Il faut choisir », ajoute-t-il, sans nommer le président sortant, le maire de Cannes David Lisnard.

Face au prélèvement d’au moins 5 milliards d’euros voulu par le gouvernement, le maire de Sceaux dénonce une erreur majeure pour la cohésion sociale et espère une correction du Parlement. Il décrit une défiance installée depuis 15 à 20 ans entre la haute administration et les élus locaux. « La France est aujourd’hui une société qui ne se fait pas confiance », résume-t-il.

Sur la simplification, il refuse les grandes révolutions mais réclame la fin des compétences transférées d’office aux intercommunalités. « Il faut laisser les acteurs locaux gérer leurs affaires », insiste Philippe Laurent. Pionnier du Grand Paris, il défend « la métropole des maires », outil de rééquilibrage entre l’Est et l’Ouest. Le candidat veut enfin que l’AMF fédère France urbaine, les maires ruraux ou Villes de France, et rouvre le dossier du cumul des mandats.