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La Garde nationale et les Acteurs du Grand Paris ont signé une charte d’engagement

Réunis le 18 mai dans le cadre exceptionnel de l'École militaire à Paris, l'association Acteurs du Grand Paris et le secrétariat général de la Garde nationale ont signé une charte d'engagements destinée à sensibiliser les entreprises et institutions membres du réseau francilien à la réserve opérationnelle.

Il y a des chartes dont on peine à décrire l’objet. Tel n’est pas le cas de celle signée lundi 18 mai 2026, dans le cadre exceptionnel des jardins de l’École militaire, dans le 7e arrondissement de Paris entre l’association des Acteurs du Grand Paris et la Garde nationale.

La garde nationale ? À ne pas confondre avec la Garde républicaine, qui assure notamment la sécurité des palais nationaux, elle a été créée par décret le 13 octobre 2016, dans le sillage des attentats qui ont frappé la France en 2015 et 2016, et fédère aujourd’hui 84 000 réservistes opérationnels relevant pour moitié du ministère des Armées et pour l’autre moitié du ministère de l’Intérieur. Des salariés, agents publics ou étudiants, qui décident de consacrer une partie de leur temps à des missions de défense et de sécurité, en unités ou en états-majors, sur le territoire national ou à l’étranger. Sa montée en puissance est une priorité de l’État, qui souhaite porter les effectifs concernés à 160 000 réservistes.

Le général François-Xavier Poisbeau, secrétaire général de la Garde nationale. © Jgp

Les Acteurs du Grand Paris réunis dans les jardins de l’École militaire. © Jgp

Thomas Hantz, président des Acteurs du Grand Paris. © Jgp

Après la signature, le cocktail. © Jgp

C’est dans cet objectif que le secrétariat général de la Garde nationale (SGGN) développe des partenariats avec des employeurs publics et privés. « Nous ne sommes pas en guerre, mais nous ne sommes plus en paix », a résumé le général de division François-Xavier Poisbeau, secrétaire général de la Garde nationale, lors de la cérémonie de signature. « Un réserviste sur deux étant un actif, le doublement des effectifs ne peut pas s’envisager sans l’appui des employeurs », a-t-il poursuivi.

Plus de 1 000 conventions de partenariat ont déjà été signées depuis 2016. Concrètement, les employeurs signataires s’engagent à accorder à leurs salariés-réservistes davantage de jours d’absence que le minimum légal (20 jours en moyenne contre 10 prévus par le code du travail), à maintenir tout ou partie de leur rémunération et à réduire le délai de préavis. En contrepartie, le maintien de salaire est assimilé à du mécénat et ouvre droit à une réduction d’impôt. L’engagement en faveur de la réserve constitue par ailleurs un critère éligible à la RSE.

La charte signée avec les Acteurs du Grand Paris, qui rassemble plus de 160 membres, institutions, collectivités et entreprises engagées dans le projet du Grand Paris, ne crée pas d’obligations directes : l’association n’est pas employeur. Elle s’engage en revanche à informer ses membres, à désigner un « référent Garde nationale » et à promouvoir auprès d’eux la signature de conventions de partenariat.

« Nous sommes un pays de droits. Nous devrions redevenir un peu plus un pays de devoirs », a estimé Thomas Hantz. Le président des Acteurs du Grand Paris a fait valoir que l’engagement pour la France des Acteurs du Grand Paris, ne se limitait pas à des mots, mais pouvait prendre la forme d’engagements RH, en invitant les employeurs des entreprises grand-parisienne à laisser du temps à ceux qui veulent s’engager. Conclue pour cinq ans, la charte ouvre la voie à des interventions de la Garde nationale lors des événements de l’association et à des contributions dans ses publications.