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Grand Paris express : de nouveaux retards pour les lignes 18 et 15 Sud

En conférence de presse, la Société des grands projets (SGP) a annoncé, jeudi 25 juin, le calendrier prévisionnel des mises en service des lignes 18 et 15 Sud du Grand Paris express.

De nouveaux retards. À l’issue de la réunion de son conseil de surveillance, la Société des grands projets (SGP), qui assure la maîtrise d’ouvrage du Grand Paris express, a livré son calendrier des mises en service des lignes de métro 15 Sud et 18, ce jeudi 25 juin.

Le premier tronçon de la ligne 18, qui circulera entre Massy-Palaiseau et le plateau de Saclay, pourra être mis en service à compter de « la première semaine de décembre 2026 », a annoncé la SGP en conférence de presse. Soit deux mois après le dernier objectif de pilotage fixé au 1er octobre.

Jean-François Monteils. © Jgp

Les essais de qualification sont en cours, avec cinq trains circulant simultanément à vitesse commerciale. Trois des quatre gares ont reçu l’avis favorable de la commission de sécurité, avec un niveau de finition « assez exceptionnel », s’est félicité Bernard Cathelain, membre du directoire de la SGP. À l’est, le tronçon entre Massy et l’aéroport d’Orly sera, quant à lui, mis en service à « la fin de l’année 2027 ».

Nouveau retard pour la ligne 15 Sud

Point noir également pour la ligne 15 Sud. La SGP a annoncé que sa mise en service est désormais fixée à l’automne 2027, soit un décalage de six mois par rapport à l’objectif d’avril 2027. Initialement, le tronçon était attendu pour l’été 2026.

« Nous avons sous-estimé un aspect significatif : son gigantisme. Une ligne de 33 km mise en service en une seule fois, je ne connais pas d’exemple similaire », a expliqué Jean-François Monteils, président du directoire de la SGP.

Le « paquebot » qu’est la ligne 15 Sud a rencontré « des difficultés dans le déploiement des équipements d’automatismes de transport en tunnels, qui conditionnent l’engagement des phases d’essais du système », explique la SGP dans un communiqué, ainsi que « dans le rythme d’intégration des 16 gares et de tous les équipements qui les composent ». « Certains titulaires ne faisaient pas l’affaire sur une partie des tâches, disons les choses telles qu’elles sont », a reconnu le président du directoire, qui a évoqué la trop longue « réorganisation de l’architecture contractuelle » du projet.

Le retard de la ligne 15 Sud devrait également avoir des conséquences sur les lignes 16 et 17, qui reposent sur le même système. La SGP estime qu’un décalage est « mécanique », sans être encore en mesure d’en préciser l’ampleur. La question du coût reste également en suspens. « Il n’y a pas d’événement sur la conduite du projet qui n’ait pas d’impact de coût », a reconnu Jean-François Monteils. La SGP affirme être en train d’évaluer les conséquences financières de ce nouveau report, mais n’a pas révisé, à ce stade, son coût d’objectif de 36,1 milliards d’euros (en euros 2012) pour l’ensemble du Grand Paris express.

Outre les nouveaux reports calendaires, le conseil de surveillance de la SGP a élu Nicolas Samsoen, maire (UDI) de Massy, à sa présidence. Il succède à Karim Bouamrane, maire (PS) de Saint-Ouen.